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WAXX – Ghostbuster

Musicien aux multiples activités et youtubeur averti depuis des années, révélé au grand public avec « Le Comité des reprises » en collaboration avec PV Nova, Benjamin Hekimian (aka Waxx) a décidé de faire enfin le grand saut en réalisant son premier album solo, « Fantôme ».
Propos recueillis par Olivier Ducruix – Photo : © Olivier Ducruix

Tu es guitariste, tu joues avec pas mal d’autres personnes, tu es un habitué des réseaux sociaux, on te voit parfois trainer au Hellfest… Comment peut-on te définir ?
Je me considère vraiment comme un musicien, au sens le plus noble du terme, du moins je l’espère. Je compose, j’arrange, je réalise, il est vrai pour d’autres artistes, mais moi, ce que j’adore, c’est jouer de la guitare. Et j’ai la chance de vivre grâce à ce job.

Tu as commencé à travailler sur ton premier album solo il y a plus de 3 ans. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour le sortir ?
Au départ, l’album devait regrouper des morceaux instrumentaux, dans la lignée du single Turn Up, avec un invité par titre. Plus le temps passait, plus je réalisais des disques pour les autres, plus j’avais envie d’aller vers autre chose. Je me suis mis à chanter et j’ai commencé à apprécier ça. Le chant m’a permis d’avoir une nouvelle vision de ce que je voulais faire avec des vraies chansons et non que des instrumentaux. Le chemin pour que je trouve ma voie a été assez long, mais après avoir trouvé la bonne formule, ce fut comme une évidence.

Même si tu as travaillé en équipe et avec des invités, que retires-tu de cette première expérience en solo ?
Au fil des années, j’ai acquis beaucoup d’expérience dans la réalisation d’albums pour d’autres artistes, dans l’accompagnement et en live, ou en télé, mais j’étais totalement novice en tant qu’auteur/compositeur et interprète de mon propre projet. Heureusement que j’étais accompagné par les bonnes personnes qui ont su me prendre comme je suis. Quand ça fait 15 ans que tu sais faire des morceaux pour les autres, ce n’est pas toujours facile de me faire reprendre sur les miens. Il faut savoir écouter et admettre quand un titre n’est pas bien. Mon discours est simple lorsque je réalise un album pour quelqu’un d’autre, c’est : fais-moi confiance. Il fallait que j’applique cet adage aux personnes m’accompagnant dans cette aventure, notamment C.Cole qui s’est occupé du suivi de cette nouvelle approche musicale.

« Fantôme » est un album où la guitare est présente. Pourtant, ce n’est pas un disque qu’on pourra qualifier de rock, avec une production finalement très rap…
Sincèrement, je ne me suis pas posé cette question. Aujourd’hui, 80% de la musique que j’écoute, c’est du rap, j’ai évolué avec cette musique. Je me souviens du « Family Values Tour » où Korn tournait avec Ice Cube. Je trouvais ça incroyable. Alors oui, il y a des rythmiques trap (une variante du hip hop développée à la fin des 90’s dans le sud des États-Unis, ndlr) et des riffs de guitare, mais pas à la manière de Sepultura, un groupe que j’écoute encore beaucoup. Ce sont des plans beaucoup plus mélodiques… Et je ne pense pas m’être trahi en faisant ce mélange car la guitare reste quand même la grande invitée de l’album.

Cela a-t-il été difficile de trouver une place pour ton amour de la guitare dans un style de production éloignée des codes du rock ?
Absolument pas, car tout a été composé à la guitare, les riffs et les mélodies. À aucun moment il n’a été question de remplacer un plan de gratte par un son électronique ou par un clavier. La guitare, c’est l’âme de toutes les chansons, c’est ma signature. Et il était important pour moi d’avoir la même 6-cordes et le même ampli du début jusqu’à la fin du disque. Le choix s’est fait un peu par hasard, mais là aussi ce fut une évidence, une fois la bonne formule trouvée. J’ai opté pour un Vox AC30 et une Gibson Nighthawk assez rare, celle-ci remplaçant ma fidèle Flying Waxx. Je voue une grande fidélité à cette marque. L’antenne française m’a beaucoup aidé à mes débuts et je trouve important de ne jamais laisser tomber les gens qui te soutiennent ainsi.

Avant de faire tous ces projets et autres collaborations, as-tu eu un parcours classique en jouant dans des groupes ?
J’ai commencé quand j’avais 12 ans en jouant de la basse dans des formations de metal. On m’en a offert une, pire qu’un instrument premier prix, une Jazz Spirit… une marque inconnue au bataillon. J’ai pris un seul cours, mais cela n’a pas fonctionné. J’ai donc appris avec des anciens numéros de Bass Part (les fameux numéros de Bass Collector. Ndr). Je me souviens plus particulièrement d’un numéro où il y avait les lignes de basse de I Will Survive repris par Cake, avec un autre relevé d’un morceau de Bloodhound Gang. J’ai appris ces deux titres par cœur pour passer une audition dans un groupe. J’ai très vite remarqué que personne ne jouait de basse… Ou plutôt personne n’en avait ! Deux ans après, je jouais simultanément dans 5 groupes différents. Je n’avais qu’une envie, même à cet âge-là, c’était d’arrêter les cours pour ne faire que ça. Il y a quelques années, ma mère a retrouvé une de mes fiches que les profs te font remplir à chaque rentrée scolaire avec nom, prénom, profession des parents… Et à la question que voudriez-vous faire plus tard, j’avais répondu : « être en couverture de Guitar Part » (rires) ! Pourtant, il y avait Rock ‘n’ Folk, j’étais abonné à Hard Force, mais pour moi, Guitar Part était le summum de la reconnaissance pour un musicien.

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