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WASHBURN N2NM – Nuno, dos…

La Washburn N2 se pose en petite sœur moins onéreuse de la légendaire N4 de Nuno Bettencourt (Extreme). Au-delà de l’objet pour fans, n’aurait-on pas là un véritable couteau suisse pour guitariste exigeant ?

Avec des noms comme Dimebag Darell (Pantera, Damageplan), Jennifer Batten (Michael Jackson) et Nuno Bettencourt (Extreme, Dweezil Zappa, Rihanna), Washburn fait partie des marques qui font rêver. Si les instruments signature sont parfois hors de portée de beaucoup de bourses, la version N2 de Nuno se veut plus accessible que la fameuse N4. Et elle tire d’emblée son épingle du jeu : une finition mate soignée, au contact vraiment agréable, même si on sent qu’il faudra la jouer quelque temps avant de se sentir parfaitement à l’aise, pour qu’une fois patiné, le manche devienne une véritable pantoufle, et s’y promener comme chez soi ! Le réglage d’usine n’est pas mauvais, sans doute perfectible selon les goûts du musicien et ses habitudes de jeu, mais l’essentiel est là, dès le départ. Après quelques dive-bombs à vide, l’accordage est stabilisé et on peut se brancher sans inquiétude…

Watching, Waiting
Le corps de cette N2 est en tilleul : si on a parfois tendance à le voir comme un bois utilisé en entrée de gamme, celui-ci apporte une brillance et une jolie dynamique en saturation. Le manche vissé en érable est surmonté d’une touche en ébène (une essence qu’on retrouve sur des modèles bien plus onéreux) qui offre un juste milieu sonore entre érable et palissandre, ni trop claquant ni trop sombre. Les mécaniques Grover Exclusive 18:1, précises et fiables, habillent une tête reverse qui amène une touche de caractère et d’agressivité à cette Superstrat. Le vibrato est un Floyd Rose Special, simple et efficace, mais c’est en termes d’électronique, que la N2 se démarque. L’ensemble est simple, mais bien pensé : un seul volume (on évite la légère dégradation du signal passant dans une tonalité même ouverte à fond) qui sert également de Push/Pull pour splitter les micros et gagner en polyvalence. Au chevalet, le micro Bill Lawrence L-500 est absolument fantastique, si bien qu’on regrette un peu de ne pas avoir un ‘59 de chez Seymour Duncan côté manche, même si le Washburn d’origine s’en sort plutôt bien. Ces micros sont contrôlés par un sélecteur 3-positions, installé de manière à faciliter les changements sans gêner le jeu.

Wind Me Up
En son clair, c’est droit et même un peu raide par moments. Les positions en split fonctionnent très bien avec un jeu un peu funky, l’interposition donnant un résultat plutôt fin, mais exploitable. C’est autrement plus convaincant en saturation : entre la course progressive du volume et les splits il y a de quoi faire. Le Bill Lawrence rugit et réagit à la moindre sollicitation de la main droite ; la précision générale pardonnera peu l’approximation, mais une fois habitué, la N2 se montre très vocale grâce à son vibrato. Le micro manche est un peu plus discret, mais passera sans peine quelques plans bluesy. En revanche, sur notre modèle de test, le changement de positions au sélecteur s’accompagne souvent d’un claquement audible dans l’ampli. Ceci étant, la guitare passe haut la main l’épreuve de la grosse saturation. Même si elle garde un caractère rock/ heavy 80’s, la N2 s’avère une Superstrat polyvalente, et nombre de guitaristes modernes y trouveront leur compte (sans parler des fans de Nuno Bettencourt), avec ce micro Bill Lawrence qui en fait une véritable arme de guerre pour s’aventurer dans les territoires les plus sombres de la saturation.
Gaël Liger

Caractérisiques

  • Type : Solidbody
  • Corps : tilleul
  • Manche : érable
  • Touche : ébène
  • Chevalet : Floyd Rose Special
  • Mécaniques : Grover Exclusive 18:1
  • Micros : Bill Lawrence L-500, Humbucker Propriétaire Washburn
  • Contrôles : volume (Push/Pull), sélécteur à 3 positions
  • Origine : Indonésie
  • Prix : 939€
  • Distributeur : www.laboitenoiredumusicien.com

Humbucker sur Strat : pour ou contre ?
Il n’aura pas fallu longtemps pour que des guitaristes à la recherche d’un son particulier en viennent à remplacer les micros simples d’origine par des doubles, le plus connu étant bien sûr le regretté Eddie Van Halen qui a massacré quelques PAF Gibson avant de trouver le bon compromis sur sa légendaire Frankenstrat. On pourra également citer les guitaristes d’Iron Maiden qui ont eu quelques modèles lourdement modifiés embarquant ce genre de micros. Les marques l’ont bien compris et les itérations de modèles équipés de humbucker sont légion depuis les années 80 : il est maintenant possible d’avoir accès à tous types de configurations. Il y a quelque chose de magique dans la combinaison d’un micro double avec un niveau de sortie modéré sur une guitare type Stratocaster, une alchimie dans le son et la dynamique qui donne un relief incroyable. Essayez, vous verrez.

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