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TYLER BRYANT & THE SHAKEDOWN – La Boule Noire – 15/05/2016

Seul sur scène, French Tobacco (a priori Sacha pour les intimes) s’est plutôt bien débrouillé. Jolie voix, son de gratte électrique impeccable, petite originalité avec une valise faisant office de grosse caisse et de tambourin, si l’intéressé a fait le job, il devra gagner en assurance et laisser de côté quelques blagues pour espérer gravir la marche supérieure. Seulement 2 jours après avoir ouvert pour AC/DC au stade Vélodrome de Marseille, Tyler Bryant & The Shakedown redescendaient sur terre pour un concert (beaucoup) plus intimiste ce qui, dès les premiers morceaux du set, ne semblaient pas les gêner, bien au contraire. La Boule Noire est bien loin d’être remplie et pourtant le quatuor ne ménage pas sa peine pour envoyer des paquets de riffs que Led Zeppelin, Rival Sons et consorts valideraient sans nul doute les yeux fermés. Pour leur tout premier concert parisien, les gars sont heureux d’être là, ça se sent, et le public le lui rend bien. Le frontman a même savamment choisi son tee-shirt  pour l’occasion, tee-shirt où l’on peut lire Paris, Texas. « C’est là d’où je viens », explique Tyler, le visage illuminé par un large sourire. Le batteur quitte un instant ses fûts pour venir frapper un gros tom au beau milieu des spectateurs, suivi de près par un Tyler Bryant au charisme indéniable, autant sur scène que dans la fosse. Bref, on ne s’ennuie pas. Mélange de blues avec une belle maîtrise du slide et de rock estampillé années 70, la musique du quatuor ne cherche pas forcément l’originalité à tout prix, mais elle transpire la générosité et le résultat est sacrément communicatif, assurément grâce à une cohésion de tous les instants entre les intéressés que cela soit du côté des deux guitaristes, Tyler Bryant et Graham Whitford (fils de Brad Whitford d’Aerosmith), que de celui de la section rythmique solide comme un roc. Après un tel concert, on ne peut que vivement vous conseiller d’écouter « The Wayside », le dernier EP en date (où l’on retrouve une reprise personnelle et réussie du Mojo Workin’ de Muddy Water et l’efficace Criminal Imagination). Alors que les lumières de la salle étaient rallumées, les musiciens sont venus serrer une flopée de mains et dédicacer une poignée de disques en nous assurant qu’ils reviendraient bientôt. Tant mieux. Oui, une nouvelle fois, les absents ont eu tort de ne pas venir. Définitivement tort.
Olivier Ducruix – Photo : © Olivier Ducruix

Setlist_TBS

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