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THE RED GOES BLACK – De Douarnenez à Nashville

Retenus dans la sélection GP des groupes les plus excitants du moment (Guitar Part n°259), The Red Goes Black publiait en octobre 2015 « I Quit You Dead City » où plane l’ombre du fantôme des Black Keys. Les deux guitaristes bretons, Pete et Enzo, reviennent sur l’aventure de ce premier album « made in France » et mixé à Nashville.
Propos recueillis par Flavien Giraud – Photo : Antoine Potier

C’est une « histoire de potes » bien sûr. « On vient tous de Douarnenez, une petite ville de 17000 habitants, où il n’y a pas grand chose à faire, raconte Pete. C’est prêt de la mer : soit tu fais du surf, de la voile, soit tu fais de la musique. Il y a pas mal de musiciens et on a de super locaux de répétition, pas chers. C’est là que nous nous sommes rencontrés… » « On répétait là chacun avec notre groupe et puis on a sympathisé, poursuit Enzo, le chanteur. On a commencé à faire un groupe de reprises de blues… » Un groupe qui accueillera jusqu’à 11 musiciens, avant de se recentrer sur son noyau dur : les quatre futurs Red Goes Black. Rapidement, le quatuor se fait remarquer au tremplin des Jeunes Charrues, remporte les sélections pour se retrouver sur la grande scène du festival en 2014. « Ça nous a boostés, résume Enzo. On a pu faire des résidences, monter un pallier tout de suite, bosser un set carré. Un gros coup de projo non négligeable. »

Red is the new black

Dans le même temps, les quatre s’attèlent à l’enregistrement d’un album : « On l’a enregistré chez notre pote Charlie qui fait notre son en live et qui a un petit studio à côté de chez nous, sans stress de timing. On voulait enregistrer tranquille, mais essayer de mettre un peu de moyens pour trouver quelqu’un qui mixe bien et ainsi avoir un bon son. » Enzo contacte alors, au culot, Collin Dupuis, l’assistant de Dan Auerbach des Black Keys à Nashville. « Il a répondu très vite. On avait tilté sur l’album de Dr John, « Locked Down » (2012, produit par Dan Auerbach et mixé par Collin Dupuis. Ndr) et trouvé le son super chaleureux, très 70’s, mais avec une touche moderne. D’ailleurs, il a reçu un Grammy… On voulait quelqu’un avec une identité artistique forte pour donner une cohérence à l’album… » Il faut dire que « Brothers », des Black Keys, reste pour eux une pierre angulaire. « À partir de l’album « Attack & Release », quand ils ont commencé à bosser avec Danger Mouse, ça a pris une autre dimension », défend Enzo., même si Pete reconnaît préférer l’album de Dan Auerbach avec The Arcs aux deux derniers Black Keys. Une récolte de fonds en ligne sur Kiss Kiss Bank Bank plus tard, les RGB entament une correspondance au long cours avec Collin Dupuis qui n’hésite pas à leur faire refaire certaines prises et opter pour des parties pris tranchés de mixage. « Il a eu un rôle de directeur artistique avec une oreille neuve, s’enthousiasme Pete, alors qu’il aurait très bien pu nous faire un mix au ras des pâquerettes… Il avait Lana Del Ray et d’autres trucs à faire. On n’était clairement pas sa priorité ! »

 

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