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THE ETERNAL YOUTH – Cure de jouvence

Punk et indie à la fois, le rock de The Eternal Youth fait mouche dans un premier album bourré de références à la musique britannique des années 80.
Propos recueillis par Olivier Ducruix – Photo : © Céline Acher

Si « You And Me Against The World » est le premier album de The Eternal Youth, les musiciens du quatuor normand sont loin d’être des novices en la matière, avec moult formations en guise de CV (Creep AC, Ravi, 64 Dollars Question, Red Forest…). « Toutes ces expériences nous ont permis, d’abord d’avoir une idée précise de ce qu’on voulait faire, mais surtout de ce que nous ne voulions plus faire. Ensuite, cela nous a aidé à réactiver rapidement nos contacts et faire une bonne vingtaine de dates en peu de temps. » Et sans nul doute grâce à ces nombreuses aventures passées, le groupe a réalisé un premier opus impeccable que même la Perfide Albion pourrait nous jalouser. So british ? « En composant, nous nous sommes aperçus que nos influences new wave et power pop remontaient involontairement à la surface. The Eternal Youth est un groupe qui se veut punk, qui ajoute des voix pop et des arpèges à la Johnny Marr sur tous les morceaux, même les plus rapides. Alors oui, on est ici plus chez les British qu’ailleurs ! » Malgré l’aide précieuse du Big Band Café, une Salle de Musiques Actuelles de la région caennaise avec plus de 25 ans d’activité au compteur, « dans laquelle nous avons vu des concerts mémorables et qui a toujours soutenu nos divers projets en nous programmant et en nous fournissant la possibilité de répéter dans de bonnes conditions », malgré une envie sans faille de perpétrer l’esprit du punk rock, un style qui « n’est pas une mode, mais plutôt un mode de vie et de pensée », les intéressés ont conscience de la difficulté d’être un groupe indé de nos jours. « Le développement de The Eternal Youth ne peut passer que par le monde associatif, indépendant et investi dans une lutte perpétuelle. Plus que de trouver des concerts, le problème est la rentabilité des tournées (frais d’essence, location du camion). Aujourd’hui, les cafés-concerts sont de moins en moins nombreux, les cachets payés par les lieux non subventionnés sont inférieurs à ceux qui se faisaient il y a 20 ans et les SMAC ne programment que très peu les artistes en développement, surtout si ceux-ci ne sont pas représentés par un tourneur professionnel. Pourtant, cela fait partie de leur cahier des charges… » On l’a bien compris, pour The Eternal Youth, le combat rock n’est pas prêt de s’arrêter. Et tant pis pour ceux qui pensent que le quatuor normand donne dans le revival. Les intéressés assument à 100% leurs influences, une belle preuve de fidélité et d’intégrité. « Le revival, c’est faire revivre quelque chose de mort, non ? Mais le punk n’est pas mort, il ne l’a d’ailleurs jamais été. Il s’est baladé de continent en continent, et ça fait 40 ans que ça dure. Aujourd’hui, il fait partie de notre ADN, alors nous apportons notre pierre à l’édifice. Nous ne sommes pas les premiers à jouer ce genre de musique… et nous ne serons sûrement pas les derniers. »

Zoom matos

  • Hagstrom Viking
  • Hofner 175 Red Crocodile 1963
  • Fender Telecaster
  • Squier Jazzmaster J.Mascis
  • Orange OR120 Valve Amp (1970)
  • Vox AC30 (tête)
  • Mesa Boogie V-Twin
  • Akai Head Rush
  • MJM Brit Bender
  • Mooer Shimerverb
  • Keeley Super Mod Workstation
  • T-Rex Möller
  • MXR Phase 90
  • Dunlop Cry Baby
Cliquez sur l’image pour écouter The Eternal Youth

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