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PISTOL GUITARS SATORI – Pour aller encore plus loin

Après avoir excellé dans la fabrication de guitares françaises en corps aluminium, Jérémy Sachoux et Cédric Dufour se lancent un nouveau défi bois et métal sous la marque Pistol Guitars, et dégainent une rockeuse à enflammer toutes les scènes du monde. Une expérience et un savoir-faire français qui se retrouvent au cœur de deux modèles personnalisables à souhait, dont cette élégante Satori.

La Satori ne cache pas ses inspirations avec une griffe stylistique qui donne de la puissance aux lignes et un gabarit réduit qui rend cette guitare extrême malléable, mobile et à la fois bien présente en 
main et contre le corps. On apprécie 
donc l’originalité de son design qui se laisse oublier pendant le jeu. Pourquoi ? Simplement parce qu’on se met vite à écouter l’instrument. C’est nerveux et clair, consistant, plein, dynamique (autant que peut le faire une solidbody) et fin dans la réponse. La guitare se laisse jouer, on rentre dedans comme on peut retenir ses coups. Qu’on martèle du powerchord ou qu’on égraine des notes aériennes, elle peut claquer des notes brillantes ou faire hurler la distorsion. En résulte un plaisir de jeu certain : les sensations allient un toucher brut du manche avec un vernis particulièrement fin (et l’impression d’un toucher mat du bois). On retrouve le twang et la nervosité du concept fenderien, avec pour constat un confort de jeu sur le manche et le corps qui réunit toutes les qualités d’une superbe rockeuse.

2 micros, 4 possibilités
En acoustique, on ressent une réponse rapide aux attaques, un son ouvert 
sur les aigus (pour des restitutions d’attaques fidèles aux intentions de 
jeu) et des fondamentales plutôt rondes, même si les bas-médiums sont creusés. La référence à la Telecaster se retrouve également au niveau de la configuration de l’électronique (un kit de deux micros de Bare Knuckle) avec un master Tone 
et un master Volume, un chevalet fixe vintage avec trois pontets compensés en laiton, comme sur les modèles revival des années 1950. En revanche, la super idée vient des quatre configurations (au lieu de trois) comprenant en plus le câblage des deux micros en série. On dispose ainsi vraiment de quatre configurations sonores de feu ! 
Le micro chevalet est tonitruant de clarté. Le son est précis sans pour autant perdre de consistance. En 
son clair/crunch, c’est bluffant de profondeur et en son saturé, ça claque et perce tout. Le micro manche est un bon compromis en termes de niveaux et de rondeur en ce que le contraste
 de sonorité est, bien entendu, évident mais aussi qu’il ne donne nullement l’impression d’être sourd ou effacé
 en comparaison du micro chevalet.

Alu mignon
Le design est harmonieux, avec une découpe de tête symétrique qui se marie très bien avec la forme des échancrures du corps, jusque dans la forme des boutons de mécaniques d’accord. Les pièces en aluminium (bien sûr) du logo de tête semblent un clin d’œil d’histoire à la marque Kay. Et à l’intérieur, un nouveau concept structurel (voir plus bas) avec une plaque d’aluminium solidaire à la fois du manche et du chevalet s’avère un excellent compromis pour cette guitare qui sonne ! Bravo donc à cet ensemble enthousiasmant, de caractère et très réussi.
Benoît Navarret

Caractéristiques

  • Type : guitare électrique
 solidbody

  • Corps : aulne, barrage en aluminium (Vibra Link System)

  • Manche : vissé, en érable torré é (roasted maple)

  • Touche : érable torré é,
22 frettes Dunlop 6130

  • Sillet : White Tusq Graphtech
(largeur au sillet : 43 mm)
  • Diapason : 628 mm
  • Chevalet : type Telecaster avec trois pontets en laiton compensés, cordes non traversantes
  • Micros : simple bobinage Bare Knuckle (x2) – Brown Sugar

  • Mécaniques : individuelles, Hipshot à blocage

  • Contrôles : volume, tonalité,
 sélecteur de microphones à quatre positions

  • Origine : France

  • Prix : 2280€
  • Distributeur : www.pistol-guitars.com

Le Vibra Link System (VLS)
Le système Vibra Link de Pistol apporte une plus grande rigidité de structure entre le manche et le chevalet grâce à une plaque vissée en aluminium (qui est beaucoup plus dense que le bois). Il a été mis au point suite à trois constats : une caisse creuse en aluminium peut poser des problèmes de contrôle de jeu pour de grosses saturations et à fort volume ; l’aluminium est sensible aux changements de température, ce qui joue sur la tenue d’accord ; trop de densité sous le chevalet apporte « trop » de dynamique et de son immédiat, au détriment du grain des notes. Avec ce nouvel équilibre entre rigidité de l’aluminium et du bois (assemblage en sandwich), la guitare gagne en précision et dynamique par rapport à une solidbody conventionnelle, avec une tenue de note riche, sans buzz électrique (une isolation interne est entièrement faite en aluminium) ni souci de dilatation puisque tout est vissé sur du bois. Des qualités sonores et une personnalité que l’on observe effectivement sur la Satori.

Test paru dans le Guitar Part n°306

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