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MUSIC MAN ST. VINCENT – Music woman

Un vrai modèle original, ergonomique, qui sonne autant qu’il surprend, et qui porte la griffe d’une femme de caractère. Et si c’était la guitare de l’année ?

Moult questions se sont posées avec l’arrivée de cet ovni présenté par Music Man. Quelle est cette forme ? Cette
 St. Vincent est une tuerie,
voilà tout. Pour mémoire, St.
Vincent est le nom de scène
d’Annie Clark, qui a fait ses
armes au sein du groupe
Polyphonic Spree avant de prendre son envol en solo, dans un style indie pop original et créatif. Deux adjectifs parfaits pour évoquer également la silhouette de cette guitare, inspirée des tenues de scène de Klaus Nomi. Mais au-delà de
ce look, c’est surtout l’ergonomie qui frappe. Légère, équilibrée, et surtout confortable, la St. Vincent se colle naturellement près du corps, et offre
un accès aux aigus total et sans effort. Le manche ? Mais quelle belle ouvrage ! Réalisé en palissandre, très finement verni, il offre une glisse incomparable et de petites frettes, qui raviront les mains même les plus minuscules qui veulent jouer des heures sans se fatiguer. Le vibrato est de type Fulcrum (inspiré par Fender), c’est-à-dire avec deux points mobiles, et fixé sur la caisse ; chaque pontet est réglable en hauteur comme en longueur. Il offre une souplesse incroyable et permet de jolies acrobaties, tout comme il propose de se la jouer en douceur. Et comme côté tête, on trouve des mécaniques à blocage, la tenue d’accord est excellente. Sans
avoir branché la belle, nous étions déjà séduits. Reste à voir comment ces trois mini-humbuckers DiMarzio réagissent.

Féminité oblige
En débutant par les sons clairs, on entend le caractère de chaque micro se détacher distinctement. On a clairement un rendu moins cristallin qu’avec des simples, mais en conservant une vraie dynamique, beaucoup plus qu’avec de gros humbuckers. Avec un son crunch et de l’Overdrive, c’est parfait. Le sustain est de mise, et l’expressivité toujours au top. Chaque note se détache avec précision, même dans la saleté
du drive. C’est excellent pour le blues, le boogie, le rock indé, le hard rock vintage… pas vraiment taillé pour les registres poilus, mais ce n’est pas le but de cet instrument. Le micro chevalet dispose d’assez de hargne pour faire rugir les lampes
ou flatter le canal saturé d’un petit combo à transistors. Le micro central nous a paru plus grave, rond et chaud que le micro manche ; surprenant, mais c’est parce qu’il y a un truc…

Un sélecteur original
…Ce n’est pas le micro central !
En effet, le circuit électronique, lui aussi customisé selon les désirs de
St. Vincent, est contrôlé par un switch à 5 positions au routing inhabituel. Ce qui correspond d’ordinaire à la position du micro central sur un sélecteur classique enclenche ici le micro manche. Reprenons : les 3 premières positions contrôlent les 3 micros individuellement, la position « 4 » les 3 micros
en parallèle, et la position « 5 » (le switch tout en haut) met en action le micro manche et le micro chevalet
en parallèle. Il faut s’y habituer, mais on prend vite le coup de main. Dans tous les cas, on a sous le coude une guitare d’un confort sans égal (assis comme debout) qui apportera un
léger grain aux sons clairs, et rendra les riffs saturés vivants pour peu que vous gériez vos attaques avec finesse et dynamique. Music Man a trouvé une sacrée cliente avec St. Vincent. Cette collaboration est un succès total.
Guillaume Ley

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Caractéristiques

  • Type : solidbody
  • Corps : acajou
  • 
Manche : palissandre
  • Touche : palissandre
  • Micros : 3 mini-humbuckers Custom DiMarzio
  • Contrôles : volume, tonalité, sélecteur 5 positions
  • Chevalet : Music Man Custom St. Vincent
  • Mécaniques : Schaller M6-IND à blocage
  • Origine : U.S.A.
  • Prix : 2637€
  • Distributeur : www.htd.fr

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