À LA UNE New

MON MATOS & MOI – Tommi Holappa (Greenleaf)

À l’écoute de l’excellent « Rise Above The Meadow » (2016), on se dit que Greenleaf mériterait sans nul doute une reconnaissance plus marquée, même si la formation suédoise n’a cessé de faire croître son nombre d’adeptes au fil du temps. Nous avons profité d’un concert du groupe pour poser quelques questions à Tommi Holappa, guitariste et membre fondateur de Greenleaf, pour tout savoir sur son matériel.
Propos recueillis par Olivier Ducruix – Photo : © Olivier Ducruix

 

Je joue essentiellement sur une Gibson Firebird depuis vraiment très longtemps. J’ai eu des Flying V, des SG, ce sont des super modèles, mais comment dire… La Firebird, c’est comme une partie de moi. D’ailleurs, regarde : le seul tatouage que j’ai, c’est le sigle de la Firebird (rires) ! La guitare que j’emmène avec moi en tournée date de 2013, ou quelque chose comme ça. Chez moi, j’en ai une de 1971. Avant, je l’emmenai sur la route, mais maintenant, je préfère l’utiliser uniquement en studio… J’ai trop peur qu’il lui arrive quelque chose ! J’ai commencé à jouer de la guitare à 14 ans, avec d’autres marques que Gibson. J’ai d’abord eu une Cort bon marché, puis une Ibanez Steve Vai Signature. À cette époque, je voulais devenir un guitar hero (rires) ! Nuno Bettencourt était, et il est toujours, l’un de mes guitaristes préférés car il a ce feeling que peu d’instrumentistes dans ce genre ont. Mais bon, j’ai réalisé que ce n’était pas mon truc. Par contre, cela m’a fait travailler énormément l’instrument, plusieurs heures par jour quand j’avais 15 ans. Aujourd’hui, j’ai 42 ans, je maîtrise les pentatoniques de blues et cela suffit à mon bonheur pour m’exprimer dans le style que j’aime. Pour ce qui est du tirant, j’utilise des cordes d’Addario 12-60 car je m’accorde en Do.


Chez moi ou en studio, j’utilise un Soldano SLO 100, que l’on peut entendre sur les 2 derniers albums de Greenleaf. En tournée, comme je ne veux pas m’encombrer avec du matériel trop lourd pour prendre l’avion, je loue un Marshall JCM800. C’est un bon ampli, puissant même si rien n’est comparable au Soldano ! Mais procéder ainsi, à savoir louer du matos, comporte certains risques. Je me souviens d’un concert en Espagne où nous sommes arrivés tard, donc nous n’avons pas eu le temps de faire de balances. Quand nous sommes montés sur scène, j’ai découvert ce pauvre combo de rien du tout qui devait me servir d’ampli pour la soirée… Il sonnait vraiment comme de la merde (rires) ! J’étais vraiment très en colère pendant tout le concert car je me disais : « tous ces gens qui ont payé pour nous voir et je leur balance ce son atroce… » Bon, je me suis quand même forcé à sourire quand j’étais face au public. Les gens n’ont pas à savoir tout ça, il faut se montrer professionnel, même dans ce genre de cas.


J’utilise 2 distorsions : une Wampler Plexi-Drive dans un registre plus clean et une Himmelstrutz, c’est une marque suédoise, appelée Fetto. Le gars qui construit ces effets n’est pas très connu et pourtant, ses pédales sont incroyables. Il me l’a faite un peu pour moi, il y a une dizaine d’années car il était fan de mon ancien groupe, Dozer. J’utilise cette Fetto pour avoir un son plus sale. J’ai également plusieurs effets Electro-Harmonix : une Holy Grail au format Nano, une vieille Memory Man Deluxe, ainsi qu’une Wha assez récente. Je me sers des EHX surtout pour les solos et pour quelques passages plus mélodiques.


Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password

banner