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MON MATOS & MOI – Julien Chanut (Hangman’s Chair)

Lourd et chargé en décibels, le son du nouvel album de Hangman’s Chair, « Banlieue triste » peut également se montrer aérien sur certains passages, grâce à la forte présence de Chorus et autres effets de modulation. Julien Chanut, le guitariste du groupe francilien, nous parle du matériel choisi pour façonner les ambiances du dernier opus en date, mais également de celui qu’il utilise sur scène.
Propos recueillis par Olivier Ducruix – Photo : © Olivier Ducruix

Pour la scène, j’ai fait construire une guitare avec un manche en aluminium acheté chez Electrical Guitar Company, aux États-Unis, tout comme les micros, qui ont un gros niveau de sortie, tout en restant clairs. J’ai fait monter le tout sur un corps de Telecaster, chez Guitar Garage. Le résultat final est parfait pour les sons clairs, avec un sustain de dingue. C’est vraiment le genre d’instrument que je recherchais pour pouvoir concilier le gros son et les sons clairs ou plus basés sur les ambiances. Pour information, EGC a racheté Travis Bean, une marque également réputée pour ses manches en aluminium. Pour le nouvel album, j’ai utilisé une vieille Kramer 450G, manche en aluminium, un des premiers modèles fait par la marque, en collaboration avec Travis Bean. Par la suite, les 2 entreprises se sont séparées pour des histoires d’embrouille… Pour les sons clairs et crunch, cette Kramer est un vrai délice. Et quand tu ajoutes un Chorus, c’est juste le top. Je me suis intéressé à ce genre de guitare, avec un manche en alu, grâce à des groupes comme Torch, les Melvins… Visuellement, c’est quand même sacrément beau (rires) ! Par contre, il faut régler à nouveau son ampli. Il y a une sorte de punch dès le premier accord plaqué, avec un sustain énorme derrière. Une sorte de mélange entre le twang d’une Telecaster et la puissance d’une Les Paul Custom. Sur « Banlieue triste », pour les gros sons bien saturés, j’ai utilisé une SG Jaydee, le luthier de Tony Iommi, avec un manche fin, un peu comme une Jackson.


Pour l’album, j’ai joué sur une Rivera Knucklehead de 100W et équipée de lampes EL34, une tête que j’ai depuis vraiment très longtemps. C’est le modèle première génération de la marque, donc sans Reverb ou troisième canal. Sur scène, j’ai 2 vieux combos Orange pour basse des années 70, les OR145, équipés de HP 15’’, que je branche à des enceintes 4×12’’ de la marque. Cela me fait un beau mur Orange ! Ils ne font que 50W chacun, et pourtant, je n’utilise que ¼ de leur puissance respective. De plus, les amplis ont tendance à chauffer et, à la fin du set, l’ingénieur du son me dit souvent que mon son a pris 5dB en plus !


Comme les OR145 sont des amplis basse et n’ont pas de saturation, j’ai acheté une Rat, histoire d’avoir du grain. J’ai également une pédale de saturation. En ce moment, pour avoir un son crunch, j’utilise une vieille Boss Digital Metalizer, du début des années 80, avec un Chorus intégré. C’est parfait pour moi ! Bon, je suis un grand fan de Chorus… Chez moi, je dois en avoir une dizaine. J’ai pas mal de Boss, car je trouve le son de ces pédales assez naturel. Mais celui que je préfère, c’est un Chorus Arion SCH-1, un vieux modèle japonais en plastique des années 80. À l’époque, tu pouvais en trouver pour 20 ou 30€. Aujourd’hui, c’est un peu plus cher… Sur scène, j’’utilise donc la Rat, La Digital Metalizer, une Synth9 d’Electro-Harmonix et un Boost de EarthQuaker Devices (Black Eye. Ndr). J’ai également un Line 6 M13, parce que cela m’aide à simplifier les choses et m’évite de prendre en tournée des pédales qui me sont chères. De plus les effets de Chorus sont franchement bien. C’est un multi-effets qui a des possibilités quasi infinies et le côté un peu froid de certains sons ne me dérange pas du tout.


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