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METALLICA – Hardwired… To Self-Destruct – (Universal)

Mine de rien, « Death Magnetic » remonte à 2008. Cela fait donc 8 ans que l’on attendait un nouvel album de Metallica, sans pour autant trouver le temps long, le groupe ayant multiplié les tournées (les 20 ans du « Black Album ») et les événements plus ou moins heureux. Les premiers titres dévoilés montraient clairement un retour au thrash des débuts, sorte de « Kill ‘Em All » gonflé aux hormones, avec un son plus moderne. Les 3 minutes bien old school de Hardwired ont rassuré les fans alors que Moth Into Flame et Atlas, Rise donnaient la tendance à ce double-album de 88 minutes : des morceaux longs (parfois trop) et calibrés, ne laissant aucune place à l’expérimentation. Si l’inventivité des riffs de James Hetfield et des solos de Kirk Hammett font oublier la monotonie de la caisse claire de Lars Ulrich, on regrette que le jeu groovy de Robert Trujillo ne soit pas mieux exploité sur album comme il l’est sur scène. À croire que Metallica ne s’est jamais remis de la disparition de son bassiste d’origine, Cliff Burton, il y a 30 ans. Il y a un peu de « Master Of Puppets » sur Confusion et du « Black Album » sur Dream No More et Halo Of Fire. Murder One est un hommage à Lemmy de Motörhead, pas dans le son, juste dans le texte (Born to loose, live to win…). Malgré ses longueurs, « Hardwired… To Self-Destruct » est un bon album de Metallica qui s’achève par Spit Out The Bone, un morceau de bravoure de 7 minutes qui fait écho au titre d’ouverture Hardwired. Copieux et jouissif.
Benoît Fillette

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