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LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL – En exclusivité pour Guitar Part, la vidéo playthrough du titre Horizon

En exclusivité pour Guitar Part, les deux guitaristes de Los Disidentes Del Sucio Motel se fendent d’une vidéo playthrough et nous expliquent leur amour pour la marque Duesenberg.
Propos recueillis par Olivier Ducruix

Duesenberg ayant une image plutôt classic rock et pas forcément post-rock/stoner comme votre musique, sur quels critères s’est fait le choix de jouer sur cette marque ?
Nicolas (guitare/chant) : Pour ma part, le critère a d’abord été esthétique. On choisit souvent une guitare en tombant amoureux de son look. Je me souviens de la première fois que j’en ai vu une, c’était au Rockshop à Karlsruhe, vers 2005. J’ai flashé sur une Starplayer Ice Pearl jaune de toute beauté. Je n’avais jamais vu un tel niveau de détail dans une guitare fabriquée en série. Je me suis donc intéressé à la marque et j’ai compris que ses instruments pouvaient être extrêmement polyvalents. Lorsque la Fullertone Elite est apparue au catalogue, je me suis dit : « c’est elle ! ». J’ai toujours voulu une gratte bleue et je n’avais pas de hollowbody à l’époque. J’ai la première Catalina Blue importée en France. Après, nous ne sommes pas exclusifs et jouons aussi sur d’autres marques, Gibson, Fender et Gretsch. Nous restons avant tout des amoureux de belles guitares. On trouvait ça justement très cool d’être un groupe à gros son gras qui joue sur Duesenberg pour casser cette image bien trop réductrice de la marque. Aujourd’hui, ces modèles font partie intégrante de l’identité sonore de LDDSM.
Romain (guitare) : C’est aussi l’esthétique qui m’a orienté dans un premier temps. J’ai toujours trouvé ces guitares très belles avec leur petit côté rétro et leurs finitions de haut niveau. Puis, comme tout guitariste à l’air d’Internet, tu regardes des vidéos de test sur YouTube. Même si il y a très peu de vidéos de Duesenberg avec du gros son ou de la Fuzz, j’ai tout de suite remarqué que, dès qu’elles sont passées dans une pédale d’Overdrive ou dans un crunch d’ampli, elles ont un ronronnement très caractéristique que j’adore. Quand j’ai vu la Fullerton TV pour la première fois, j’ai été scotché ! L’inspiration Gretsch Malcolm Young en quart de caisse avec ce blanc magnifique et le vibrato de type Bigsby : il y avait tout pour me plaire !

Pour ce qui est de votre endorsement, vous avez contacté directement la marque ou le distributeur français ? Et quelle est la nature de cet endorsement ?
Nicolas : Ça s’est fait grâce à Fred’s Guitar Parts, le distributeur français. Manu, un membre de l’équipe, est un fan du groupe avec qui j’ai sympathisé il y a quelques années. Un jour, nous discutions entre geeks et je lui disais que je rêvais de posséder une Duesenberg. Il m’a proposé de parler du groupe à la marque en mettant justement en avant le fait que nous voulions utiliser ces guitares différemment, les violenter, les pousser dans leur retranchement, les faire baver et je crois que c’est ce qui leur a plu : le fait de casser les codes et cette image un peu trop sage qui leur collait à la peau. Nous avons mis notre ami Kevin de Veitz Guitars dans la boucle et, quelques mois après, les deux beautés étaient là, parfaitement réglées, prêtes à rugir! Je pense qu’on a été le premier groupe de stoner français à jouer sur Duesenberg. A l’époque on nous demandait souvent à la fin des concerts : « mais c’est quoi ces guitares que vous utilisez ? ». Aujourd’hui, si nous avons un peu aider à démocratiser la marque dans le style que nous faisons, tant mieux ! Quant à notre partenariat, il est simple : nous avons un prix remisé et une mise en avant sur le site officiel. En échange, nous leur faisons de la pub. Mais c’est un tel plaisir de jouer dessus que rien n’est forcé ! Ce sont nos guitares principales.

Comme on peut le voir dans la vidéo, vous utilisez deux modèles différents. Un choix mûrement réfléchi par rapport à votre musique ?
Nicolas : Oui et non. Disons qu’on cherchait des grattes complémentaires avec un look d’enfer. Elles n’ont pas le même kit micros. Les deux ont un Humbucker Grand Vintage en chevalet mais la Elite a un Single Twin Domino en manche, tandis que la TV a un DP90 Domino. On joue souvent avec les positions de micros pour varier les sons. Ce qu’on aime chez ces guitares, c’est leur mordant et leur précision en toute situation. Nous jouons beaucoup avec les cordes à vide et si tu ne veux pas que ça vire en bouillie, il faut que les micros puissent encaisser et rester « clean ». Elles restent droites en son clair, en crunch, en saturé, avec une Fuzz… Même en high-gain, aucun problème. Et le vibrato est une pure merveille, tellement souple, tellement fin. Nous avons plusieurs types d’accordage, allant du standard au drop A, et elles encaissent tout sans broncher !
Romain : Et le confort de jeu aussi ! Le manche est un régal de prise en main, ça glisse tout seul ! Le petit format de ma TV fait qu’elle est super légère et maniable, même son étui est plus lourd qu’elle ! Tu sens que tout est super étudié sur ces grattes, comme les gens de Duesenberg s’étaient mis au défi de supprimer les défauts connus des grandes marques habituelles !

Ce qu’on ne voit pas, ce sont les pédales que vous utilisez sur ce morceau. Peut-on en savoir plus ?
Nicolas : Nous utilisons notre Fuzz custom sortie à l’occasion du nouvel album (« Polaris » via le label Klonosphere. Ndr). La Polaris Fuzz est basée sur une Accapulco Gold modifiée, un peu comme un Sunn Model T avec un master volume. Pour la vidéo, nous utilisons les prototypes, mais elles sont actuellement en finalisation pour ceux qui les ont commandées. Nous avons eu des soucis avec notre premier partenaire et nous avons perdu du temps, mais nous avons changé et ça se passe hyper bien. Il utilise un procédé de gravure unique pour un rendu graphique mortel ! Elles vont avoir un look en adéquation avec leur son, râpeux ! Ensuite, nous utilisons les Boss MS-3 pour la grande majorité des effets. On a longuement cherché un multi-effets qui nous permettrait à la fois de garder nos pédales analogiques Fuzz, mais aussi avoir toute une palette d’effets pour un format de pedalboard réduit et une utilisation taillée pour le live. Pour moi qui chante aussi, il me fallait une solution simple pour éviter de faire des claquettes. Ça demande un peu de programmation, mais c’est très intuitif avec le logiciel et ça m’a changé la vie. Un switch pour passer d’un clean spatial à une Fuzz sauce barbecue, c’est le pied en concert !
Romain : La grosse force de ce MS-3, c’est d’avoir trois boucles à insérer dans le chainage global du multi-effets. Ça nous permet de pouvoir utiliser plusieurs Fuzz/Overdrive et les contrôler aisément pour chaque morceau. Pour ma part, son seul petit défaut est de ne pas avoir de Shimmer. Pour compenser, j’ai placé une TC Electronic Hall Of Fame dans une des boucles. C’est celui que l’on entend justement sur le couplet d’Horizon. Tout le reste du morceau est joué avec la Polaris Fuzz et les effets intégrés du MS-3.

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