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LOLLAPALOOZA – Paris – 22 & 23/07/2017

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Basé à Chicago depuis 2005, puis exporté dans diverses grandes villes du monde (Santiago, Buenos Aires, Sao Paulo, puis Berlin) le Lollapalooza débarquait pour la première fois à Paris et ce, durant 2 jours, avec une programmation lorgnant grandement vers le grand public. Verdict.
Olivier Ducruix – Photos : © Olivier Ducruix (Red Hot Chili Peppers : © Benoît Fillette)

Samedi 22 juillet
La météo n’est pas une science exacte et cela aurait pu être pire. Exit les gros orages prévus, seules quelques ondées passagères ont parfois joué les perturbatrices. Tant mieux. À l’instar des conditions climatiques, la programmation de ce samedi pouvait engendrer quelques craintes. Mais bon, comme les goûts et les couleurs sont tout ce qu’il y a de plus personnel, on laissera de côté les jugements trop hâtifs ou définitifs. Début en douceur avec Max Jury, tout comme avec Bear’s Den. Ce fut parfait pour prendre ses marques, mais aussi le temps de visiter un site plutôt intelligemment agencé (4 scènes : un binôme de Main Stage, une baptisée Alternative et une autre dédié à l’électro) et fort bien décoré, dans l’esprit du festival américain (toutes proportions gardées), avec un clin d’œil so frenchy matérialisé par une réplique de la Tour Eiffel. Question musique, les festivaliers ont surtout  laissé parler leur joie de vivre lors des prestations de Crystal Fighters, Glass Animals, Imagine Dragons, London Grammar (bâillements garantis) et, bien sûr, de The Weeknd. Mais nos chouchous du jour ne se trouvent pas parmi les formations précédemment citées. On a préféré retenir le set des Suédois de The Hives, toujours aussi rock’n’roll, généreux dans l’effort et dans le partage avec le public, et celui de The Roots (pour une fois sans Jimmy Fallon), un pur moment de groove classieux et une bonne façon de prouver que le rap peut être vivant, du moins si on s’en donne la peine, en étant joué par de vrais musiciens.

Dimanche 23 juillet
Ce n’était certes pas le Summer Of Love question températures pour cette seconde journée, mais au moins il n’a pas plu, du moins au début, et le soleil a même fait parfois quelques timides apparitions. La météo, un peu comme lorsque vous rendez visite à votre grand-mère, reste le sujet favori de tout bon festivalier qui se respecte (avec la bouffe et la boisson juste après). C’est comme ça, on n’y peut rien. Pour débuter ce dimanche, Don Broco s’en est plutôt bien tiré et les (pré)ados ont sans doute dû apprécier la prestation du groupe britannique. Une histoire de génération, ou quelque chose dans le genre, sans doute… Le premier grand rendez-vous pour les amateurs de rock s’est déroulé sur la Main Stage 2. Là, le barbu Seasick Steve et son acolyte à la batterie (tout aussi barbu) ont envoyé un blues gorgé d’électricité. Accent à couper au couteau, guitares de fabrication maison, bouteille de vin rouge à portée de main, voilà un sacré personnage qui paraissait tellement décalé sur l’affiche au départ et qui a finalement réussi à se mettre le public du Lollapalooza dans la poche, encore plus quand il a fait monter sur scène une jeune fille chargée de le regarder alors qu’il jouait une ballade. Sacré Seasick Steve ! Derrière, Walk Off The Earth a paru bien fade. La reprise du tube de Pharrell Williams, Happy, en mode Fête de la Musique, et celle de Gotye, Somebody That I Used To Know, qui a fait connaître le groupe (les 5 musiciens jouent le morceau sur une seule et même guitare), massacrée à la voix pour l’occasion, n’auront pas suffit à sauver la prestation des Canadiens. Fort heureusement pour nos oreilles, Rival Sons a remis les pendules à l’heure avec son rock très seventies, certes loin d’être original, mais diablement efficace. Dans un tout autre genre, et pendant que les Marseillais de I Am faisaient danser le public parisien (allez dire ça à un adepte du ballon rond et il vous prendra pour un illuminé), les Anglais d’Editors sont également à créditer d’un bon concert. De la pop britannique, avec un soupçon de réminiscences new wave, vestiges des 2 premiers albums du groupe. La Perfide Albion fut une nouvelle fois mise à l’honneur avec l’arrivée sur scène du bad boy de Manchester, Liam Gallagher. Aussi aimable qu’une porte de prison, le chanteur a quand même balancé un « Vive la France » pour se mettre le public du Lollapalooza dans l’une des poches de son blouson. Rock’n’Roll Star et Morning Glory en ouverture, D’You Know What I Mean et Slide Away, dédié aux victimes du Bataclan, pile-poil au milieu du set, Be Here Now et Wonderwall (en acoustique) pour finir, la moitié du concert de Sir Gallagher fut consacrée à Oasis. Fucking cool. Il n’y a pas eu matière à débat pour choisir entre La Femme et les Pixies. Si les Américains ne sont pas spécialement connus pour être des foudres de guerre sur scène, leurs morceaux, ou plutôt leurs tubes, et le charisme de chacun des musiciens font tout le boulot, ou presque, à leur place. Pas moins de 19 titres en 1 heure, une belle alternance entre valeurs sûres (Gouge Away pour commencer, Monkey Gone To Heaven, Hey, Wave Of Mutilation, U-Mass, Debaser…) et compositions récentes (Um Chagga Lagga, All I Think About Now, All The Saints), le tout conclu par un magistral Where is My Mind repris en chœur par l’ensemble des festivaliers, on tient là sans nul doute l’un des meilleurs concerts du festival (avec ceux de The Hives, de The Roots et de Seasick Steve). On aurait aimé vous dire quelques mots sur la chanteuse suivante, mais Princesse Del Rey, de son prénom Lana, n’avait pas jugé bon de convier les photographes à sa fête. Œil pour œil, dent pour dent. Faut pas déconner. Un petit détour à l’Alternative Stage, histoire de voir le set d’Alt-J : son parfait, éclairages minimalistes, mais innovants, il manque indéniablement un supplément de chaleur. Dommage, car la musique du trio est loin d’être inintéressante. La conclusion du Lollapalooza Paris avait été confiée aux Red Hot Chili Peppers. Pas de chance pour les Californiens, la pluie, qui n’avait pourtant pas d’accréditation photo, s’est également invitée à la fête. Même si des grappes de spectateurs commencent doucement à regagner la sortie pour s’entasser dans les navettes (ô, miracle, elles sont en nombre !) et regagner la station de métro la plus proche, il en faudrait davantage pour décourager les fans du groupe qui ont ainsi pu bénéficier d’un set carré, riche en jeux de lumières et en interludes musicaux plus ou moins improvisés (la grande spécialité du quatuor), avec bien évidemment les sempiternels classiques (Californication, By The Way, Higher Ground et Give It Away en rappel), mais aussi avec une paire de reprises plus que dispensables (I Wanna Be Your Dog de The Stooges et Wicked Game de Chris Isaak). Du travail certes bien fait, mais une cohésion de groupe qui semble toujours moins présente que par le passé, comme lors du passage du groupe à l’AccorHotels Arena, en octobre 2016.

Dans l’espace presse du festival, Perry Farrell, chanteur de Jane’s Addiction et créateur du Lollapalooza, donne des interviews à la pelle. L’homme est vraisemblablement heureux de voir sa progéniture s’exprimer à Paris, même si l’intéressé a revendu la majorité de ses parts à Live Nation, en 2005. Pourtant, la version parisienne, tout comme les autres d’ailleurs, paraît éloignée de l’esprit original du festival. Ici, point de réelles découvertes. Le Lolla parisien fait la part belle aux têtes d’affiches, sans prendre de gros risques. Au final, le casting est plutôt uniforme et l’on se dit que le prix pour y rentrer (79€ la journée, 150€ pour le week-end) n’est pas spécialement bon marché. On pourrait souligner certains aspects singuliers du festival : le Kidzapalooza, un mini festival réservé aux enfants de moins de 14 ans, le Lolla Planète, consacré au développement durable ou encore l’espace Lolla Chef dirigé cette année par le chef Jean Imbert. Mais est-ce réellement suffisant pour se démarquer des autres festivals de l’Hexagone ? On peut en douter. Avec environ 110 000 entrées payantes, les organisateurs ont dû être quelque peu déçus, eux qui en attendaient au moins 10 000 de plus. Rien de catastrophique, puisqu’une seconde édition était déjà évoquée à la fin de l’événement. Il faudra sans doute revoir une programmation un peu plus ambitieuse que celle du premier jour (comprenez avec de vraies têtes d’affiche) et ne plus répéter les soucis de sanitaires et de cashless de la première journée. Le potentiel existe, les touristes ont adhéré à l’événement (environ la moitié des entrées payantes), le site est agréable aussi bien au niveau de son agencement que de sa décoration et l’ambiance bon enfant fut au rendez-vous durant les 2 jours et ce, malgré une météo parfois capricieuse. Allez, un peu plus de folie, un peu moins de VIP, et le Lollapalooza pourrait devenir un festival majeur sur le sol français.

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