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LARI BASILIO – Brasilian shred

Les fans d’albums instrumentaux suivent de près Lari Basilio depuis quelques années. Avec son deuxième album, « Far More » sorti en 2019, la guitariste brésilienne, nourrie au shred des années 80 et 90, a commencé à faire parler d’elle et attirer les marques : Seymour Duncan, Ibanez et Laney ont fait des modèles sur mesure pour cette sérieuse cliente.
Propos recueillis par Guillaume Ley – Photo : © Eduardo Orelha

Tu as commencé à jouer de la musique à l’âge de 4 ans… au clavier ! Est-ce que cela t’a aidée lorsqu’à 8 ans tu t’es mise à la guitare ?
Lari Basilio : Oui, surtout au tout début. Mon père m’a appris quelques accords. Mais la théorie musicale que j’avais assimilée grâce aux leçons d’orgue m’a permis d’explorer certaines choses à la guitare de manière plus poussée sans avoir recours à un professeur dans un premier temps. J’étais capable d’enrichir certains accords et de comprendre certaines choses sans aucune aide extérieure… jusqu’à ce que j’arrive au point où j’ai senti que j’allais avoir besoin d’un vrai prof de guitare pour m’aider à progresser pour aller plus loin.

Pourquoi ce choix d’une musique « instrumentale » ? Cela a-t-il un lien avec tes sources d’inspiration, Paul Gilbert et Andy Timons en tête ?
Je suis tombée amoureuse de la guitare dès que j’y ai joué mes premières notes. En grandissant, je ne pensait qu’à une chose : passer le restant de la journée à jouer dès que je rentrais de l’école, parce que je trouvais ça trop fun ! Cette passion m’a vite donné envie d’écrire mes propres morceaux plutôt que d’essayer de rejouer celles des autres. Et bien entendu, j’ai été influencée par ces musiciens qui font de l’instrumental. J’ai grandi en les écoutant et en les regardant.

Gilbert et Timmons qui jouent sur Ibanez… une coïncidence ?
Andy Timmons, Joe Satriani, Steve Vai, Paul Gilbert… Cette génération endorsée par Ibanez est très importante à mes yeux : une énorme influence. Avoir un modèle signature chez cette marque légendaire (la LB1. Ndr) est le plus beau des cadeaux, surtout qu’on y retrouve aussi mes micros signature de chez Seymour Duncan.

Que tu branches dans des amplis Laney. Quels sont tes modèles de prédilection ?
Parmi ceux que je préfère et que j’utilise le plus, on retrouve un Lionheart L20H, un CUB-Supertop des Ironheart IRT, l’IRT-SLS et l’IRT120H. Je zappe entre chacun d’entre eux pour des sons et des timbres différents, et ça me va à merveille.

Au-delà du shred, le jazz occupe une place importante dans ton jeu de guitare…
J’aimerais tant savoir jour du jazz correctement (rires). Mais si on en retrouve un peu dans mon vocabulaire musical, c’est surtout grâce aux cours que j’ai pris avec un grand joueur de jazz dans ma ville natale, Djalma Lima.

Tu as été invitée par Satriani lors du G4, puis tu l’as invité à jouer sur ton album…
C’est l’équipe du G4 qui m’a invitée à la base. J’ai rencontré Joe en personne sur place. Quel honneur ! Je lui ai ensuite demandé s’il voulait bien venir jouer sur mon album, et il a accepté. Avoir Maître Satriani sur mon album, c’était incroyable ! Son style et son approche sont si uniques et précis. Quoi qu’on lui demande de jouer, il est toujours capable d’y apporter sa personnalité musicale et son identité.

D’autres grands musiciens comme Nathan East, Greg Phillinganes et Vinnie Colaiuta t’accompagnent tout au long de ce même album. C’est toi qui les as choisis ?
Oui ! Nous avons fait ce choix avec mon co-producteur Rodrigo Rios. Ces musiciens sont de véritables légendes. Leurs parcours, leur expérience et leur musicalité sont exceptionnels. Et après les avoir côtoyés en studio, ils n’en sont que plus admirables à mes yeux, ce sont des êtres humains adorables.

Penses-tu que le point de vue sur les femmes guitaristes a évolué au XXIe siècle ? Avant, il y avait toujours un mec pour t’expliquer que tu ne pouvais pas jouer aussi vite ni aussi bien que les « vrais » guitar-heroes.
Ce genre de personne existera toujours. J’ai vu les choses évoluer de manière graduelle, ce qui est plutôt positif. Le plus important, c’est de se concentrer sur la musique et de s’investir dans le travail. C’est ce qui fera la différence et donnera de vrais résultats.

Quelles guitaristes féminines sont au sommet de ton panthéon ?
Jennifer Batten est une des guitaristes pour lesquelles j’ai le plus d’admiration. C’est une des premières guitaristes que j’ai pu découvrir et elle m’a laissée sans voix

Quelques mots pour les filles (et les garçons) qui débutent la guitare électrique et veulent jouer comme toi ?
La guitare, c’est du fun avant tout. Elle doit vous apporter de la joie. J’espère que vous réussirez à trouver le même bonheur que moi avec cet instrument et que vous ne le perdrez jamais !

Retrouvez une partie de cette interview dans notre dossier Electric Lady Land – Guitar Part n°325

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