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IBANEZ RG5220M-TGF – En vert et contre tous

La dernière version prestige de la RG d’Ibanez invite immanquablement à se mettre au vert… Explications.

L’Ibanez présentée ici fait partie des dernières arrivées de la gamme Prestige 2019. Les amateurs de la firme japonaise ne seront sans doute pas dépaysés en ouvrant l’étui car il s’agit bien d’une RG tout ce qu’il y a de plus traditionnelle dans sa conception. On notera tout de même quelques modifications qui feront la différence lors de la prise en main. Parlons un
 peu de la finition dont découlera une réaction binaire : on aime ou on déteste ! Reconnaissons quand même que celle- ci est impeccable, la teinte est bien posée et le mariage des couleurs avec l’acajou du corps et l’érable du manche est équilibré, sans toutefois faire de concession dans son positionnement moderne.

T’as l’honneur
Bien qu’elle soit relativement lourde pour une RG, elle en conserve le gabarit raisonnable. Nos frêles épaules en seront reconnaissantes. Au bout d’une sangle, la guitare se place naturellement dans une position ergonomique qui favorise un jeu technique et rapide. Le manche au profil Wizard 7 est extrêmement fin et plat, la courbure de touche proche du zéro offre une action basse partout.
 Même si une position plus académique de la main gauche est de mise, sa relative étroitesse permettra de passer
 le pouce par-dessus le temps d’un riff en pentatonique si le cœur vous en dit.
 Le vibrato est à la hauteur pour les divebombs, pendant que les tirés permetttent de s’amuser un bon moment avec les harmoniques qui sortent sans difficulté. Les contrôles sont vraiment bons, notamment le volume qui reste progressif sur toute sa course, agrémenté par un réglage de tonalité qui permettra facilement de calmer un ampli un peu trop brillant.

Vert galant
Le design de la RG ne date pas d’hier : l’appellation remonte à 1992 (les 550
 de 1987 faisant partie de la gamme Roadstar). Même si on a pu voir un bon nombre de déclinaisons, on retrouvait la plupart du temps des bois clairs comme le tilleul ou l’aulne. Sur cette 5220, il en est autrement. Le corps est en acajou africain surmonté d’une table en frêne, ce qui offre un équilibre quasi-parfait entre la chaleur et la précision. Ajoutez à ça un manche en érable renforcé d’inserts en Wenge pour la dynamique, et vous obtenez une guitare dynamique avec de la profondeur, parfaite pour la saturation mais qui ne manquera pas de coffre en son clair.

À mains nues
Dernier élément qui séduit : les micros. On s’attendait, comme d’habitude, à un kit de DiMarzio et plus vraisemblablement des Fusion Edge qui sont, il faut l’admettre, plutôt bons, mais peuvent devenir lassants avec le temps à cause d’une compression importante. Il s’agit cette fois-ci d’un kit de Bare Knuckle, les humbuckers Brute Force, qui font partie de la série Boot Camp (il s’agit d’une fabrication de série avec quelques options possibles rassemblant au sein de sa ligne trois types de niveau
 de sortie : Vintage, Contemporary, Modern et déclinée en single coil
 Strat ou Tele, P-90 et humbuckers). On appréciera d’autant plus le petit switch de split permettant de garder la bobine intérieure à chaque fois, ouvrant ainsi
 la polyvalence aux sons clairs aériens qu’on pourra à loisir gaver de Reverb et de Delay. La saturation est excellente, précise sans être anémique grâce à l’acajou, on ira taper sans difficulté dans le metal technique et progressif de The Contortionist tout en revenant à un bon vieux Megadeth. Certains vont être verts !
Gaël Liger

Caractéristiques

  • Type : Solidbody
  • Corps : acajou

  • Table : frêne

  • Manche : érable/wenge
  • Touche : érable moucheté
  • Chevalet : LoPro Edge

  • Micros : Bare Knuckle Boot Camp Brute Force
  • Mécaniques : Gotoh Locking
  • Contrôles : volume tonalité, mini switch split et sélecteur à 3 positions
  • Origine : Japon
  • Prix : 1999€
  • Distributeur : www.ibanez.com

Finish it !
Les finitions originales sont indissociables de la RG, on se souviendra des couleurs néons de la 550 revenues sur le devant de la scène il y a quelque temps avec la série Genesys et des noms évocateurs : Desert Yellow, Solar Flare Red etc… Mais derrière cette nostalgie des années 80 se cache aussi un hommage au metal, à la Kustom Kulture et une volonté ferme de se démarquer. Prenons les finitions Swirls : si vous n’avez jamais vu ce que ça demande en termes de technique et de matériel, prenez le temps d’une recherche sur YouTube, ça vaut le coup d’œil ! La couleur c’est une chose, mais la texture est tout aussi importante, souvenons-nous de la série faite en hommage à H.R. Giger, le créateur génial d’Alien et l’inventeur du terme « biomécanique », que ce soit en trompe-l’œil ou avec un léger relief, ces séries étaient tout à fait incroyables visuellement.

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