À LA UNE New

IBANEZ PS120 BK PAUL STANLEY – Kiss my gratte !

Après avoir fait quelques infidélités à la marque qui avait réalisé sa guitare la plus emblématique, Paul Stanley revient à la maison. L’occasion pour Ibanez de décliner le modèle PS sous plusieurs versions, parmi lesquelles cette PS120 plutôt réussie.

Presque quarante ans après avoir vu le jour, le modèle portant la griffe de Paul Stanley revient en force chez Ibanez (même si quelques rééditions furent mises sur le marché à plusieurs reprises au cours des années 90). On connaît bien cette forme. Réalisée à partir de la célèbre Iceman (aussi vue entre les mains de Daron Malakian de System Of A Down), la PS120 reprend le look de la PS10 historique de la fin des années 70. Celle-ci existe aujourd’hui en version Prestige, à un tarif avoisinant les 3000 €, la PS120 en est une déclinaison abordable, trois fois moins chère, et fabriquée en Chine. On imagine déjà les fans qui, entre deux séances de maquillage, vont douter de ce modèle. Oui 1000 €, ça peut sembler cher pour une guitare de fabrication chinoise. Attendez un peu de faire sonner la bête avant de juger. Histoire de livrer un son rock, plein et musclé, la PS120 accueille deux humbuckers Seymour Duncan sur un corps en acajou et une table en érable. Avec le manche collé (en acajou lui aussi) et l’ensemble verni en noir, on se sent un peu comme avec une Les Paul entre les mains, en un peu plus léger. Ça ne sonne pas aussi sombre et grave qu’une Les Paul, mais c’est malgré tout dans ce registre que s’exprime la PS120, plus que dans celui des types Superstrat que sait si bien faire Ibanez. Le résultat est très agréable, puisqu’on retrouve ce gros sustain particulier comme sur les Gibson, avec un petit côté plus clair dans les notes, très appréciable sur le micro manche. Pas de split, pas de micros simples, ce qui peut réduire la polyvalence de la guitare. Elle nous a pourtant surpris dans plusieurs styles.

Laisse Paul
Si la PS120 est un instrument rock par essence, elle est capable de beaucoup plus. Ses micros délivrent un son aussi plein que défini, qui rend hommage à toutes les saturations possibles. On peut donc s’en donner à coeur joie avec un gain élevé, et jouer les métalleux sans difficulté. La différence de niveau entre les deux micros étant quasi nulle, le rendu final est plus qu’appréciable. Bien que le manche ne soit pas des plus rapides (le vernis accroche un peu), son côté assez fin pour une guitare de cet acabit permet de jouer sans trop de fatigue, et de jouer des accords plus complexes que le simple power chord, sans se ruiner le poignet. En retirant la saturation, l’Ibanez peut être très à l’aise dans le jazz, grâce à un réglage de tonalité efficace. Pas franchement funky (pour cela, on manque quand même de bons micros simples), pas à l’aise en pop, elle sonne très bien partout ailleurs, du metal au jazz, en passant par le blues et le rock, cela va de soi. Il ne lui manque rien, en dehors de quelques efforts sur la finition. En effet, le seul regret porte sur la qualité de certains accessoires, notamment des plastiques utilisés pour les plaques, ainsi que des mécaniques et un accastillage un peu légers. Un détail qu’on peut corriger soi-même, et qui n’empêche pas de profiter pleinement du son livré par cette guitare dans un premier temps. Une rockeuse aux lignes inoubliables et au son convaincant, qui vous donne l’occasion de riffer, avec ou sans maquillage.
Guillaume Ley

 

Caractéristiques

  • Type : solidbody
  • Corps : acajou table érable
  • Manche : acajou
  • Touche : ébène
  • Chevalet : Full Tune III bridge
  • Micros : Seymour Duncan ’59 model (manche) et Seymour Duncan Custom 5 (chevalet)
  • Mécaniques : à bain d’huile
  • Contrôles : 2 volumes, 1 tonalité, 1 sélecteur 3 positions
  • Origine : Chine
  • Prix : 970€
  • Distributeur : www.mogarmusic.fr

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password