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HOGJAW – Arizona Dream

Sincère et authentique, « Way Down Yonder », le sixième album studio de Hogjaw, est un condensé de ce qui se fait de mieux en matière de southern rock, avec un petit supplément d’âme non négligeable qui rend ce disque terriblement attachant. Rencontre avec Jonboat Jones et Jimmy Rose, aussi barbus que sympathiques.
Propos recueillis par Olivier Ducruix – Photo : © Brian Warner

Le public français vous découvre réellement avec « Way Down Yonder », qui est pourtant le sixième album studio de Hogjaw. Comment le définiriez-vous par rapport au reste de votre discographie ?
Jonboat Jones (chant/guitare) : je pense que nous nous sommes plus concentrés sur les parties vocales… Oui, il y a eu un travail plus important sur ce point précis, avec plus de chœurs. Nous avons également baissé quelque peu le volume de nos guitares pour avoir un son un peu plus clean, un son plus proche de celui des années 70.
Jimmy Rose (guitare) : J’ai rejoint le groupe en 2014 et « Way Down Yonder » est mon second album avec Hogjaw. Je me suis logiquement senti plus à l’aise lors du processus de composition, vu que nous avons passé du temps ensemble sur la route. Il y a eu une vraie réflexion sur nos jeux de guitares, comment on pouvait sonner avec un peu moins de gain, tout en gardant notre identité. Mais bon, ce fut facile… Quand je suis arrivé dans Hogjaw, j’ai eu l’impression d’être chez moi et d’avoir trouvé des frères… Oui, des frères de riff (rires). Quand on répète, on adore balancer des riffs et jammer dessus.
Jonboat Jones : c’est notre manière de composer. Quand un riff nous plait, tu peux voir tous les gars du groupe taper du pied ou hocher la tête. Nous savons alors que nous allons dans la bonne direction. Après, il faut savoir aussi écouter, prendre le meilleur et l’inclure dans une structure de morceau plus classique.

La production de « Way Down Yonder » est simple, efficace, et sonne vraiment authentique…
Jonboat Jones : c’est bien que tu aies ressenti ça à l’écoute de l’album, parce que c’est le résultat que nous voulions…
Jimmy Rose : comme nous l’avons dit précédemment, cette authenticité vient sans doute de la manière dont nous avons abordé l’enregistrement, en baissant le gain de nos amplis. Du coup, le résultat final sonne moins produit, plus sincère en quelque sorte. Cela ne s’est pas fait sans une certaine appréhension… Par exemple, pour les solos, ça faisait parfois bizarre d’avoir moins de sustain, même si pour certains d’entre eux, nous avons utilisé une pédale Tubescreamer d’Ibanez. Mais bon, franchement, j’ai adoré bosser comme ça. Je conseille d’ailleurs aux gens d’écouter l’album au casque pour avoir cette impression de 3D sonore.
Jonboat Jones : au final, ça laisse plus de place à la section rythmique et ça fait vraiment ressortir les harmonies vocales.

Hogjaw est à juste titre considéré comme un groupe de southern rock. Comment expliquer ce style à une personne qui n’en aurait jamais entendu parler ?
Jonboat Jones : Hum, difficile question… Je pense que le southern rock est un style simple, du moins dans les thèmes abordés. On y parle des choses de la vie de tous les jours et beaucoup de gens s’y retrouvent ainsi. Musicalement, c’est un mélange de rock’n’roll, de blues et de country, le tout joué avec passion. Ce style, il faut le vivre quand tu le joues et ne pas faire semblant. Tu parlais d’authenticité dans ta question précédente et c’est aussi ça le southern rock : être authentique et pur dans ta démarche artistique. C’est du rock’n’roll avec beaucoup d’âme !
Jimmy Rose : musicalement, c’est un mélange entre des harmonies mineures et majeures. Tu ajoutes à ça des paroles sur l’amour en général, sur le whisky aussi (rires), et tu as la parfaite définition du southern rock !

Et quand vous avez commencé à jouer de la guitare, quels ont été les instrumentistes qui vous ont réellement influencé ?
Jimmy Rose : lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la musique, j’écoutais beaucoup de blues, B.B. King, Muddy Waters… Quand je suis tombé dans le rock, l’un des guitaristes qui m’a le plus marqué est Frank Hannon de Tesla (compositeur et co-fondateur du groupe cité. Ndr). Il m’inspire encore beaucoup aujourd’hui. Quand j’étais môme, je pensais que plus j’avais de pédales, meilleur guitariste je serais. Aujourd’hui, j’ai très peu d’effets et j’essaye plutôt de faire progresser mon jeu. Le gars de Tesla n’avait rien et c’était sa manière de jouer qui remplaçait les pédales. Un exemple vraiment tout simple : pourquoi avoir une pédale de volume, alors que tu peux gérer ton son avec le potard de ta guitare ? Cela demande bien sûr du travail, mais c’est aussi comme ça qu’on progresse… Dans un style vraiment différent, Slash a beaucoup compté aussi. Plus tard, quand je suis tombé dans le southern rock, des guitaristes comme Charlie Daniels ou Waylon Jennings ont sans nul doute influencé mon jeu.
Jonboat Jones : le premier guitariste qui m’a réellement influencé est Hank Williams Jr. J’écoutais beaucoup de country et de boogie rock à l’époque. Puis, je suis passé par la case metal, j’étais fan de Metallica ! Mais quand j’ai écouté pour la première fois du southern rock, j’ai su de suite que c’était cette musique que je voulais jouer. Molly Hatchet, Lynyrd Skynyrd, The Marshall Tucker Band, tous ces groupes ont joué un rôle important dans mon éducation musicale.

Zoom matos

– Jimmy Rose

  • Gibson Les Paul Standard (années 90)
  • Marshall JCM800
  • Marshall 4×12’’
  • BBE Boosta Grande (x2, un pour la rythmique et le second pour les solos)
  • MXR Delay

– Joanboat Jones

  • Gibson Les Paul Custom Silverburst (années 80)
  • Fender Stratocaster
  • Fernandes Flying V
  • Fender Tone Master Custom Shop
  • Peavey Sheffield 4×12’’ (x2)
  • Fulltone OCD

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