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HIGH ON FIRE – Electric Messiah – (eOne)

Entre le retour de Sleep (formation culte de la scène doom/sludge) avec l’excellent « The Sciences » et ce huitième album de High On Fire, Matt Pike est un homme sacrément occupé en 2018, une boulimie créative qui ne semble pas l’empêcher de faire des rêves étranges, bien au contraire. Pour preuve, le point de départ du présent opus : un cauchemar dans lequel le frontman de High On Fire se faisait bizuter par… Lemmy Kilmister ! L’histoire est un peu nébuleuse, on vous l’accorde, mais Matt Pike ne se cache pas d’avoir été grandement marqué par le décès du bassiste moustachu et l’on retrouve ici quelques réguliers clins d’œil plus ou moins appuyés à Motörhead (Electric Messiah, Freebooter). Un hommage qui s’arrête à une poignée de références car, contrairement au trio britannique, High On Fire n’hésite pas à jouer plus lentement (le pesant Steps Of The Ziggura) ou à verser dans le côté atmosphérique de la Force (Sanctioned Annihilation), mais toujours avec cette voix rauque qui caractérise si bien le chant de l’ami Matt. Produit une nouvelle fois par Kurt Ballou, le guitariste de Converge, et porté par une section rythmique en béton armé, « Electric Messiah » est un sacré bon album de metal, bourré de riffs façon coups de poing et gorgé de décibels, avec un titre final aux allures d’hymne à la gloire du metal (Drowning Dog). Pour amateurs de gros son.
Olivier Ducruix

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