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HANGMAN’S CHAIR – Banlieue triste – (Music Fear Satan)

Un titre d’album, « Banlieue triste », et une photo en noir et blanc, celle d’un homme de dos appuyé tant bien que mal contre une caravane sans âge, échouée pour l’éternité dans un endroit perdu de la région parisienne. Le décor est planté, sombre et pesant, en parfaite osmose avec les titres du présent disque. L’ensemble (artwork et musique compris) est certes d’une noirceur totale et assumée, mais la grande force de Hangman’s Chair est d’éviter de tomber trop facilement dans le dépressif avec des titres certes lourds, mais terriblement aériens à la fois (Negative Male Child). Un sentiment sans doute dû à une utilisation poussée de la réverbe, qui semble enrober chaque titre d’un épais brouillard flottant, le tout régulièrement accompagné généreusement par des nappes de Chorus. Bref, une production très ancrée dans les années 80/90, mais avec un traitement résolument moderne (quoi de plus normal quand on a Francis Caste derrière la console). Si la base de « Banlieue triste » peut s’apparenter sans problème à la famille recomposée doom/sludge (Tired Eyes), le quatuor francilien ne se prive pas pour donner quand il le faut plus de contrastes à un cinquième opus définitivement en noir et blanc, glissant quelques clins d’œil discrets à Alice In Chains (Naïve, Full Ashtray) et d’autres plus appuyés à The Cure, période « Pornography » (le monumental Touch The Razor, Tara). C’est beau, glaçant et totalement envoûtant. Une petite merveille du genre. Bienvenue en banlieue.
Olivier Ducruix

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