À LA UNE New

GUIDE D’ACHAT – 6 guitares pour tout jouer

Les guitares à tout faire, ça n’est pas ce qui manque. Mais une guitare polyvalente de qualité qui permet de tout faire bien, ça, c’est moins évident. Et c’est ce que nous avons déniché pour vous.
Par Guillaume Ley

Soyons honnête : les guitares polyvalentes, on les imagine plutôt au rayon débutant. Les constructeurs sont toujours soucieux de proposer toutes les options aux guitaristes pas encore bien fixés sur leur style, et qui vont toucher un peu à tout avant de trouver leur voie sonore et musicale. Beaucoup de ces pelles adoptent le look Superstrat, avec un humbucker près du chevalet
et un vibrato pour parer à toutes les éventualités. Mais voilà dans cette gamme, leur polyvalence est souvent synonyme de son sans grande personnalité. Pas mauvais, mais sans relief. Tant et si bien que le mot polyvalence est presque devenu une insulte.
 Et pourtant ! Ils sont nombreux les guitaristes qui ont besoin d’une guitare capable de tout jouer, ne serait-ce que parce que tout le monde ne peut pas s’acheter cinq grattes différentes, ni embarquer
 tout ça dans le van pour le concert à Montluçon ! Alors que vous soyez dans un dans un groupe
 de reprises qui fait la tournée des hôtels et joue à la fois du Aerosmith et du Goldman (quoi qu’on vous le déconseille), ou que votre set aligne trois pop songs, un gros rock à décorner un fan d’AC/ DC et trois ballades, vous auriez intérêt à trouver une bonne guitare polyvalente. Un modèle à 
l’aise dans tous les registres, tout en possédant un son qui lui est propre, une qualité de fabrication irréprochable et une finition qui ferait pâlir plus d’un modèle classique. Bien entendu, de telles performances ont un prix, mais la fourchette est large. Guitar Part vous propose six modèles qui
 en jettent et qu’on n’arrivera pas à coincer quand
 on voudra les faire s’exprimer dans plusieurs registres.

 

IBANEZ FR365 (489€)

Ibanez-fr365

La marque elle-même sa guitare FR365 comme une sorte de caméléon. Il faut dire qu’avec son corps
 dont le bas évoque une Stratocaster et son gros humbucker une Les Paul, tandis que le haut avec 
son single cut et son micro font écho à la Telecaster,
 la FR365 semble jouer sur plusieurs tableaux. Et ce n’est pas tout. Le manche est un pur produit Ibanez bien moderne. C’est un Wizard III, fin, au profil plat, qui possède 24 cases. Cette FR365 serait donc une sorte d’hybride vintage-moderne pour à moins de 500 euros ? Le son de la guitare confirme surtout le côté moderne de l’instrument avec le humbucker situé près du chevalet. Le rendu est plutôt droit. Cela fait des merveilles en rock comme en metal. Les shredders ne seront pas en reste, surtout grâce au manche. Le micro simple n’est pas très chaleureux, mais son côté détaillé permet de travailler facilement de très nombreux sons avec l’ampli. C’est peut-être la guitare
 la plus neutre de notre sélection, mais c’est aussi la moins chère et elle a de la gueule. Un bel outil pour s’exprimer dans quasiment tous les registres.
Contact : www.mogarmusic.fr

 

SCHECTER SOLO II CUSTOM (1049€)

Schecter_Solo_II_Custom_2

Schecter a frappé fort avec cet un instrument capable de rassurer les puristes du design cherchant autre chose qu’une superstrat,et convaincu ceux qui désireraient une guitare polyvalente de caractère. Le principe est simple : une jouabilité à la Schecter (un manche plus plat et moins épais que sur une Les Paul) héritée de leur savoir-faire en matière de shred avec un bel accès aux aigus, des micros USA Pasadena et Pasadena Plus Schecter et un split pour les passer en mode single coil. De quoi balayer une très large palette de styles. Le rendu est assez moderne et rentre-dedans, offrant un gros son, mais les contrôles de tonalité et de volume permettent de rendre l’ensemble plus doux, avec un léger voile très agréable, en restant sur les humbuckers. Quand on splitte les micros, c’est réussi (ce qui n’est pas toujours le cas). On gagne en dynamique. Ce n’est pas le twang d’une Telecaster, mais c’est franchement surprenant, surtout en interposition. Un beau son et un vrai savoir-faire en matière de lutherie et d’électronique.
Contact : www.htd.fr

 

YAMAHA PACIFICA 611 VFM (699€)

Yamaha PACIFICA 611VFMX

Le confort, la légèreté et la jouabilité d’une guitare inspirée par la Stratocaster, avec un son qui approche les cotes gibsoniennes ? C’est possible, Yamaha l’a fait. Reprenant les grandes lignes de ses Pacifica de 2011, pour livrer le modèle ultime du genre, la marque japonaise conserve les deux Seymour Duncan de sa 611 d’origine, et ajoute un chevalet vibrato Wilkinson. Au final, le micro manche (SP90-1n) offre un son ample et assez gras qui fait des merveilles avec la fuzz et le crunch, et qui reste plutôt bien défini quand on baisse le volume de la guitare pour le rendre un peu plus fluet. Côté chevalet, le humbucker aligne un son musclé, mais dont le joli médium permet d’entendre distinctement les notes même avec un fort taux de saturation. Et puisqu’il est splittable, il permet d’offrir une palette de sons 
encore plus large, grâce à un 
rendu plus pointu. Plutôt rock 
dans l’ensemble, cette Yamaha 
est capable de très nombreuses prouesses, sans jamais passer pour un instrument sans âme, ses micros assez costauds et chaleureux ayant surpris plus d’un musicien qui s’attendait seulement
à un rendu très Strat, sans 
rien de plus. Bien joué.
Contact : http://fr.yamaha.com

 

FENDER KURT COBAIN JAGUAR (1679€)

Fender Kurt Cobain Jaguar

Lors de sa sortie en 2011, la rédaction était restée pantois devant la réussite de cette guitare signature en finition Road Worn, avec une reproduction à l’identique de chaque rayure, des modifications respectées à la lettre (le modèle d’origine était une Jaguar déjà modifiée que Cobain avait dénichée d’occasion en 1991), et un son… incroyable dans toutes les situations ! En 2014, Fender mit fin à la version Roadworn, mais sortit la version NOS, qui, à part la finition (non relic), possède exactement les mêmes caractéristiques. Le monstre carbure aux DiMarzio
 (chose rare chez Fender), affiche deux potards de volume au lieu d’un, et surtout un circuit nommé Rhythm,
dont les réglages se situent sur la corne supérieure. Sur ce circuit, le son devient smooth, et on entre dans les registres blues et jazzy ultra-crédibles. Sur le circuit Lead (standard), on va du rock et de la pop au plus violent du metal et du hardcore, sans jamais perdre une once de crédibilité. On a même joué les riffs les plus destructeurs du grind et du thrash grâce au DiMarzio DP100 Super Distortion situé près du chevalet.
 La polyvalence de cet instrument est affolante. Mais surtout, il conserve ce caractère un peu rugueux qui lui est propre, et en fait une guitare jamais fade.
Contact : www.fender.fr

 

TAYLOR T3/B (2015€)

Taylor-T3B

Une guitare semi-hollow au son haute définition. Sa conception n’est pas si éloignée de cela d’une Gibson ES-335, dont elle approche le gabarit, et à laquelle elle emprunte la poutre centrale. Pour le reste, rien n’a été laissé au hasard, à commencer par son design moderne, sa finition sans faille, son manche vissé (avec une seule vis) pour livrer un sustain digne des manches collés, 
sa projection sonore incroyable pour une caisse si peu profonde, son chevalet maison de type roller
qui permet d’utiliser le Bigsby en conservant une bonne tenue d’accord, et bien entendu ses micros
HD. Ceux-ci ont un rendu précis et plutôt moderne, mais sont difficiles à prendre en défaut grâce à une électronique irréprochable. Le push-pull du potard de volume permet de splitter les humbuckers en single coils, et celui du potard de tonalité offre un second circuit de réglage, pour des sons plus doux et plus feutrés, ce qui permet de sonner un peu plus vintage et jazzy à l’occasion. Moderne mais polyvalente en diable, et avec une personnalité propre à la marque américaine, toujours à la recherche d’innovations marquantes.
Contact : www.taylorguitars.com

 

MUSIC MAN SILHOUETTE HSH (2700€)

Music Man Silhouette

Quelque part, Music Man est la marque qui incarne à merveille l’expertise en matière de Superstrat de luxe. La force de la Silhouette, c’est d’adopter un look qui évoque, bien entendu, celui de la Stratocaster, et de posséder un équipement ultra pointu, ainsi qu’un haut degré d’exigence en matière de finition et d’ergonomie. Légère, avec un corps assez compact, elle offre un accès aux aigus facile et un manche autoroute. Si la force première de ce modèle se situe du côté des sons clairs et crunch, elle n’est pas en reste dans les autres registres. En effet, ces micros DiMarzio ont un niveau de sortie plus raisonnable que sur d’autres modèles de la marque et possèdent une très belle dynamique. 
Les sons vintage sont faciles à obtenir grâce aux réglages de cette guitare pourtant très contemporaine (le 
premier modèle date de 1985). Le
 circuit électronique livre un son propre (logiquement très influencé par celui de la Strat) et sans parasites sur le single coil. Pour les registres plus musclés, il suffit d’ajouter un peu de gain avec votre saturation, et c’est réglé. Son ergonomie permet de longues heures de pratique sans fatigue. Notez au passage qu’elle est disponible avec ou sans vibrato, mais surtout qu’il existe une option Piézo, pour élargir encore sa palette sonore déjà bien fournie.
Contact : www.htd.fr

 

6 guitares pour tout jouer

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password