À LA UNE New

GUIDE D’ACHAT – Les nouveaux pedalboards

C’en est terminé du bordel provoqué par l’amoncellement de câbles et de pédales d’effets à vos pieds. Pensez pedalboard, ou la solution idéale pour organiser ses effets et les ranger sans se prendre la tête. Et puisque tout va très vite dans ce domaine, faisons un petit état des lieux.
Par Guillaume Ley

Il y a 6 ans (GP 199), Guitar
Part réalisait un guide d’achat complet sur les pedalboards. En moins de 5 ans, le succès de ce type de produit a été foudroyant. Renvoyant de nombreux multi- effets au placard, le pedalboard a alors séduit de (très) nombreux guitaristes. Notre rubrique « Mon Tableau de board » dans le courrier des lecteurs du magazine en est une illustration. Cette dynamique a surtout entraîné une nouvelle manière de voir cette planche sur laquelle on fixe ses effets préférés, ainsi que l’alimentation électrique et les accessoires qui vont avec. Il n’en fallait pas plus pour refaire un tour d’horizon et souligner les véritables avancées.

Métal et aluminium
C’est dans le domaine des matériaux utilisés que la véritable révolution
a eu lieu. La grosse planche en
bois plus lourde qu’un âne mort et recouverte de tissu a vécu. L’aluminium a remporté la bataille, voire la guerre. Mais il s’agit surtout d’une révolution budgétaire, plus que technique : car des marques comme T-Rex ou Pedaltrain étaient déjà dans le coup avec leurs modèles Junior et Tone Truck en alu. Seulement, à l’époque, pour disposer d’un petit modèle pouvant accueillir 6 à 8 pédales, il fallait débourser 
pas loin de 200€, alimentation non comprise. Aujourd’hui, avec la concurrence qui fait rage, on obtient le même type de produit pour un prix compris entre 80 et 100€, parfois même avec une alimentation livrée en plus. Un changement bienvenu.

Des périphériques mieux adaptés
Des alimentations plus malines (avec plusieurs voltages, des câbles droits et coudés, un format plus compact pour s’adapter aux nouveaux pedalboards), des câbles de patch de plusieurs formes, et surtout des contrôleurs pour piloter tout ce petit monde (Joyo PXL-Pro, Carl Martin Octaswitch MKIII, Boss ES-8…), tout ce qui va avec votre pedalboard a aussi évolué. C’est surtout le choix qui s’est élargi, plusieurs nouvelles marques ayant débarqué sur ce marché très porteur.

Réduction de taille et de budget
Côté pédales, la vraie tendance
 de ces dernières années a surtout été la miniaturisation. Mooer,
 Xvive, Joyo, et d’autres marques (y compris boutique) ont imposé ce nouveau format. Premier point, on peut en mettre un peu plus sur un pedalboard standard.
 Second point, ces effets sont majoritairement moins chers que les modèles qu’ils copient (car ce sont souvent des copies, même si des modèles originaux leur emboîtent le pas).
 Enfin, certains pedalboards se sont adaptés à la taille des effets, ce qui a donné naissance à de toutes petites valises, dans lesquelles on retrouve l’essentiel pour guitariste nomade. Très pratique.

Bien s’alimenter
Si les pedalboards ont évolué, les alimentations aussi. Plus petites, plus performantes, elles sont en train d’enterrer les gros blocs qui s’amoncellent sur les multiprises. En général, elles alimentent plusieurs pédales (souvent huit), peuvent proposer différents voltages, une isolation de plus ou moins bonne qualité pour lutter contre les bruits parasites. Regardez combien de milliampères annoncent ces boîtiers, car il est fort probable que vous puissiez alimenter plus de pédales que prévu. Imaginez que vous possédiez 10 pédales, et que toutes cumulées, le nombre de milliampères requis soit de 300, alors que votre alimentation 8 entrées annonce 500 mA. Vous pouvez alors brancher les 7 premiers effets sur 7 entrées, et relier la dernière à une petite guirlande qui peut alimenter 3 pédales (à condition que les 3 pédales cumulées ne dépassent pas les 200 mA, pour rester dans les clous avec votre multi-alimentation). Magique, 10 pédales avec une multi pour 8 !

Accrochez-vous
Dans plus des 3/4 des cas, les pedalboards sont recouverts de tissu,
 et livrés avec une bande velcro dont le côté adhésif est à coller sous votre pédale. Seulement, on n’a pas toujours envie de se retrouver avec un sticker collé sous son effet, qui ramasse la poussière et les saletés quand on retire la pédale du pedalboard. Certains guitaristes ont décidé de procéder autrement. Les plus fous retirent la plaque sous leur pédale, font des trous dans leur pedalboard, puis vissent la pédale au pedalboard. D’autres utilisent des élastiques, pas toujours très solides et pas faciles à installer. Reste la solution des colliers de serrage en plastique. Une idée lumineuse et pas chère (on trouve des lots de 500 colliers pour moins de 10€ en magasin de bricolage) pour qui ne veut pas abîmer son matériel et avoir l’opportunité de le changer de place de temps à autre.

Déjà en train de plancher ?
Vous avez de quoi vous lancer, même avec un budget dérisoire, dans ce qui sera la grande aventure de l’effet. L’ère des pédales rangées n’importe comment au fond du sac à dos est désormais révolue. Sachez en outre que même le plus petit des pedalboards a toujours son utilité. Si vous changez pour un modèle plus gros, le plus petit peut aider en secours au cas où. Vous pouvez aussi y placer des effets exclusivement destinés à la boucle d’effets, ou au contraire, seulement réunir vos différentes saturations. Tout est modulable, rien n’est figé, à moins de remplacer les attaches velcro par de la glue à fixation béton. Bonne découverte !

 

– Que choisir ? –

 

1 – Les modèles en plastique moulé
Plus à l’aise avec le format des pédales de type Boss qu’avec le reste (même si on peut envisager de placer d’autres marques et d’autres tailles), et relativement solides, ces pedalboards doivent leur salut à leur rapport qualité-prix encore compétitif.

BEHRINGER PB600 (88€) et PB1000 (109€)

behringer_pb600behringer-pb1000

Avec leur look de valise pour perceuse, les Behringer peuvent accueillir 6 ou 12 pédales suivant le modèle. Petit plus, l’alimentation et les mini-câbles de patch sont livrés dans le pack. Un peu old school, mais avec un rapport qualité-prix imbattable.

BOSS BCB-30 (30€) et BCB-60 (129€)

boss_bcb-30

Elle a inspiré les modèles Behringer. Au même titre que ces derniers, la solution proposée par Boss est classique et efficace, mais un peu plus chère (le BCB-30 est livré sans alimentation).

SKB PS-8 (130€)

skb_ps-8

Un format « planche » comme les vieux modèles en bois, mais des matériaux plus légers (caoutchouc écologique, s’il vous plaît), font de ce classique de la marque un modèle encore d’actualité, fourni avec son alimentation intégrée au plateau. Il a lui aussi cédé du terrain devant la concurrence.

2 – Les formats valise
Souvent réalisés en PVC (ou contreplaqué) et aluminium, ces cases se transforment en plateformes pour pédales d’effets une fois le couvercle retiré. Plus légers que les gros modèles en bois, moins pratiques que les versions en alu (qui présentent plusieurs lamelles d’alu plutôt qu’une planche pleine sans ouverture).

STAGG UPC-424 (38€) UPC-535 (40€) et UPC-688 (40€)

stagg_upc-424

Une solide petite valise, et un fond qui peut accueillir de 4 à 8 effets (suivant les cases), à un prix dérisoire. Stagg continue avec des classiques efficaces, vendus à des tarifs intéressants.

3 – Les sacs

ELECTRO-HARMONIX Pedal Bag (32€)

electro_harmonix_pedal_bag

Un vieux de la vieille toujours recherché car léger, pas cher et bien foutu, avec son fond semi- rigide et ses parois déplaçables grâce aux bandes velcro. Un article franchement sympa, dont le prix a même baissé !

4 – Les boards en alu

PEDALTRAIN (de 49€ à 245€)

pedaltrain-metro-20

Pionner de l’alu, la marque reste une référence, et a totalement renouvelé sa gamme en 2015 : 12 modèles existent, du tout petit Nano (largeur : 35,5 cm) au géant Terra 42 de plus d’un mètre de large

PEDALSPACE (de 42€ à 390€)

pedalspace-8

Créés par Filling, grand distributeur d’effets, les produits Pedalspace ne sont pas sans évoquer ceux de chez Pedaltrain. La marque proposent 8 modèles différents et certains offrent le choix entre une housse ou un case pour les accueillir (avec une variation de prix, bien entendu).

PALMER (de 44€ à 128€)

palmer_pedalbay40

Le fabricant allemand a frappé fort en proposant des pedalboards à d’excellents tarifs, dans des sacs solides, avec 5 modèles disponibles. Point fort de cette série : des pieds articulés pour toujours avoir son pedalboard bien à plat, même sur une scène tordue.

EAGLETONE (de 49€ à 109€)

eagletone_pb4530

Woodbrass s’est aussi lancé dans la course avec sa marque Eagletone. Des produits attractifs et complets eux-aussi (certains modèles reprennent le principe des pieds articulés comme chez Palmer). Le prix des articles varie surtout entre les versions livrées avec ou sans alimentation.

ACLAM (de 49€ à 199€)

aclam_pedalboard

La marque espagnole s’est démarquée avec de nombreux modèles (une quarantaine) très luxueux. La force de ce fabricant,
c’est de proposer des systèmes d’attaches uniques sans velcro, adaptés à toutes les tailles de pédales, et des pedalboards modulables qu’on peut agrandir au fur et à mesure qu’on ajoute des effets.

T-REX (de 99€ à 175€)

t-rex_tone_trunk

La mise à jour de ses Tone Trunk était nécessaire pour que le Danois T-Rex puisse faire face à la concurrence. Cette ligne élégante possède plusieurs accessoires intelligents comme des rehausseurs pour mettre certaines pédales à plat (une wah, par exemple) sur les pedalboards à deux niveaux. Classe.

5 – Les pedalboards compacts

MOOER PB-05 (69€) PB-10 (109€) M6 Firefly (59€)

mooer_pb-05mooer-firefly-m6

Champion de la pédale d’effet format mini, Mooer a développé les accessoires idoines, comme le PB-05, l’ingénieux Mini PB-10 et qui, grâce à un système de charnière peut prendre deux formes différentes : sur deux niveaux, ou comme un board plus long), ou encore la valise M6 Firefly.

NUX STB-4 (39€)

nux_stb4

Spécialiste de l’effet à petit budget fabriqué en Chine, Nux propose un pedalboard sympa et pas cher, histoire d’avoir sa part du gâteau.

 

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password