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GIMME 5 – Romain Neveu (Headcharger)

Des riffs de guitare toujours puissants, une solide section rythmique, et au final un joli condensé de rock musclé : le sixième opus de Headcharger, « Hexagram », prouve que le quintette n’a rien perdu de sa fougue des débuts. Romain Neveu, le bassiste de la formation normande, nous parle des 5 albums qui l’ont marqué.
Olivier Ducruix – Photo : © Olivier Ducruix

 

RED HOT CHILI PEPPERS
Blood Sugar Sex Magic
C’est l’album qui m’a décidé à jouer de la basse. J’étais plutôt porté par la guitare à l’époque. Mais quand j’ai entendu Flea sortir ces lignes de basse si groovy, je me suis dis qu’il y avait quelque chose à faire avec cet instrument de « l’ombre ». En plus, il jouait avec une basse tellement classe et un son si puissant que je ne pouvais pas faire autre chose que m’en procurer une. J’ai toujours joué sur Music Man, et je n’ai jamais voulu changer. Bref, cet album m’a marqué pour plusieurs raisons : la musique, excellente car énergique, groovy et juste tubesque du début à la fin, un bassiste, lui aussi, juste génial et un instrument, la Music Man. Flea a changé depuis, mais bon, que dire de plus… Merci les RHCP !

 

ENTOMBED
Wolverine Blues
J’ai découvert Entombed par hasard. Je cherchais des trucs plus rentre dedans, mais autres que Korn, RATM, etc… En gros, sortir de la fusion ou du néo métal que j’écoutais à l’époque. Et je tombe sur « Left And Path », un de leurs premiers albums bien death metal. Mais c’est avec « Wolverine Blues » que je me suis pris une claque : le son était tellement gros, la musique bien rock’n’roll pour un groupe censé être catalogué death metal. Mine de rien, dans cet album, on entend bien la basse de Lars Rosenberg, et ça apportait beaucoup dans l’empreinte musicale du groupe. Je l’ai écouté des centaines de fois et je l’écoute toujours régulièrement ! Depuis, Entombed est un de mes groupes fétiches dans la scène gros métal.

 

CONVERGE
Jane Doe
Tout me plait chez Converge : la musique, mais aussi, l’attitude des membres, leur intégrité, leur évolution musicale. Je ne sais même plus combien de fois je les ai vus sur scène et à chaque fois, c’est la méga baffe ! « Jane Doe » a marqué un tournant dans la musique du groupe. Les débuts étaient plutôt marqués par un hardcore/metal assez classique. On sentait malgré tout un petit quelque chose qui pouvait les rendre mythiques ! Et voilà qu’arrive en 2001 cet OVNI dans la scène hardcore : ça enchaîne des gros riffs, des breaks, des moments épiques et évolutifs. On y retrouve la fougue du punk, la précision du metal et l’énergie du hardcore. « Jane Doe » est tout simplement un must pour moi.

 

BOTCH
We Are The Romans
Dans mon évolution musicale, Botch a été une énorme révélation. Comme pour Converge, ce groupe a complètement renouvelé ce style. Dans une mouvance où c’était plutôt l’énergie brute qui primait, eux se sont pointés avec un mélange de riffs, allant de la noise au metal, avec des rythmiques saccadées et des breaks de fous. Et dans tout ça, se calaient des moments planants, bourrés d’émotions. Ça m’a complètement scotché… Je les ai vus plusieurs fois en live, je peux dire que ça jouait à mort : rythmique basse/batterie béton avec un guitariste, seul, qui se servait de boucles, pour doubler sa guitare, voire la tripler, et ainsi donner encore plus de consistance à leurs titres. Malheureusement, ce groupe s’est arrêté il y a quelques années…

 

CLUTCH
Blast Tyrant
Voilà des mecs qui ont bien bourlingué avant d’avoir, ne serait-ce qu’une once de succès, voire même de reconnaissance. Ça joue puissant, carré, avec un sens aigu de la composition. Pas besoin d’avoir un son énorme pour donner de l’énergie : eux le font tout naturellement en jouant ensemble. Ce mélange de blues, de rock et de stoner me décoiffe à chaque album, même si mon cœur balance pour « Blast Tyrant » qui m’a permis de les découvrir il y a maintenant quelques années. Le titre The Mob Goes Wild  suffit à lui seul pour apprécier ce qu’est Clutch : puissance et groove. Ça me fait plaisir de voir ce groupe jouer partout dans le monde et être cité en référence du genre, après, j’imagine, avoir connu bien des galères…

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