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GIMME 5 – Julien Cassarino (Psykup)

Après une décennie de silence radio, Psykup a fait son grand retour en livrant un « Ctrl+Alt+Fuck » barré à souhait, bourré de plans dignes de Mr. Bungle et d’une grande maîtrise. Julien Cassarino, l’un des 2 guitaristes du groupe originaire de Toulouse, nous parle des 5 albums qui l’ont marqué.
Propos recueillis par Olivier Ducruix – Photo : © Angel Fonseca

 

ALICE IN CHAINS
Alice In Chains
J’étais un énorme fan de Nirvana, groupe qui m’a amené à vouloir faire de la musique quand j’avais 14 ans. Je me suis donc intéressé naturellement à la scène grunge de Seattle et j’ai reçu un véritable choc émotionnel avec Alice In Chains. L’atmosphère, unique, dépressive et envoûtante, ces guitares qui pleurent, ces harmonies vocales à 2 voix qui font voyager si loin… Un groupe essentiel et un album testament, parfait équilibre entre la mélodie et la saleté, très exigeant dans ses compositions et sa production. Une influence majeure pour Psykup.

 

PRIMUS
Frizzle Fry
Voilà 3 musiciens de génie, qui unissent leur technique incroyable pour la mettre au service de la musicalité et de l’humour. J’adore leur second degré, leur groove implacable et le fait qu’ils aient réussi à écrire des tubes et à jouer dans des stades en proposant une telle musique de martiens ! Ça m’a donné beaucoup d’espoir en tant que compositeur et poussé à toujours rester sincère et à ne pas subir les influences de la mode. Sur cet album, le premier du groupe, on a toute l’essence de Primus, avec notamment le morceau éponyme qui est un chef-d’œuvre halluciné.

 

JEFF BUCKLEY
Grace
Le souvenir d’une claque mémorable à l’époque, grâce à ma sœur qui l’écoutait en boucle. Cette voix cristalline semblant venir des cieux, ce son chaleureux de Telecaster reconnaissable entre mille… Un véritable état de grâce, en effet. Buckley est une des plus grosses pertes musicales de l’histoire de la musique. Sa qualité d’écriture, son interprétation si personnelle, sa sensibilité à fleur de peau, et le bon goût dans le choix de ses reprises, en font un album parfait. Un des disques que j’écoute le plus souvent pour me rappeler pourquoi j’ai choisi de faire de la musique.

 

STRAPPING YOUNG LAD
City
On est face à un gars de 25 ans, Devin Townsend, qui expulse toute la frustration accumulée pendant la période où il n’était « que » le chanteur de Steve Vai. Cet album est une déflagration atomique en pleine poire, où éclate tout le génie tentaculaire du Monsieur, vocal et guitaristique. Je ne pensais pas avant lui qu’on pouvait repousser aussi loin les limites de la folie artistique et ce mélange sonique, entre mélodies planantes et extrême violence, me fascine encore aujourd’hui. Pour moi le meilleur album de metal jamais fait.

 

VAST
Visual Audio Sensory Theater
Un album important pour moi, un des rares qui m’ait emporté dès les premières secondes pour ne plus jamais vraiment me lâcher. J’ai toujours adoré le métissage, et là, ce jeune garçon de 22 ans, Jon Crosby, osait entrelacer des guitares folk et électriques avec des orchestrations symphoniques et des samples mystiques du Mystère des Voix Bulgares ou de moines bénédictins. Un vrai régal des sens et la preuve que tout peut se mélanger si c’est fait avec goût et sincérité. Crosby n’a jamais réussi malheureusement à réitérer l’exploit, même si j’adore le deuxième album.

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