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GIMME 5 – Gaël Liger (NzgL)

Derrière ce nom étrange de NzgL, hommage à Tolkien, se cache Gaël Liger, capitaine d’un vaisseau qui navigue dans les eaux troubles d’un black metal exigeant et forcément sombre. Il nous parle des cinq albums qui l’ont marqué.
Propos recueillis par Olivier Ducruix – Photo : © Olivier Ducruix

TEXTURES
Silouhettes
Difficile de choisir entre « Silhouettes » et « Dualism »… Je me souviens de la découverte du morceau Awake et j’ai écouté l’album en boucle pendant des mois. Il n’y a rien à jeter dans ce disque, il est rattaché à un moment particulier de ma vie auquel je repense souvent. J’ai passé du temps à essayer de repiquer les morceaux et j’ai pris conscience de l’importance de la rythmique et de l’ambiance qu’elle pouvait apporter dans un morceau.

DEVIN TOWNSEND PROJECT
Deconstruction
Je l’écoutais pendant mon année à l’Ecole Atla, c’était franchement plus marrant que les cours ! Il y a beaucoup d’informations dans cet album, le concept est purement grotesque comme seul Devin Townsend sait le faire : le Cheeseburger de la Connaissance, rien que ça ! J’y retrouvais la violence de Strapping Young Lad, l’orchestration et la mélodie en plus. Je me souviens d’avoir acheté le DVD uniquement pour regarder le concert dédié à cet album et écouter en live le solo du guitariste de Meshuggah. Devin Townsend est vraiment un génie : musicalement, de par sa créativité incroyable, et humainement aussi. Il a totalement accepté ses faiblesses et continue à explorer ses émotions sous couvert d’un sens de l’humour parfois (souvent) lourdingue… On va dire que je me reconnais un peu dans la démarche.

GOROD
A Perfect Absolution
Gorod et moi ça remonte à loin. J’écoutais « Process Of A New Decline » en allant au local de répétition avec mon premier groupe de death. J’ai toujours été plus qu’admiratif du songwriting et de la technique des intéressés, et je crois que je pourrais voir ce groupe en concert chaque semaine sans me lasser. C’est une vraie machine de guerre sur scène, avec ce qu’il faut d’humour et d’humilité pour passer un excellent moment. J’ai totalement adhéré au concept de cet album, je me suis plongé à fond dedans en lisant des articles sur Olga de Kiev (veuve du roi de la ville, Igor, et personnage central de ce disque concept. Ndr). Quand Nicolas a proposé de rejoindre NzgL pour quelques dates, j’ai vraiment été touché et honoré. La boucle était bouclée après toutes ces années !

ARCANIA
Dreams Are Dead
Encore une histoire humaine avant tout : j’ai fait la connaissance de Guillaume, le bassiste d’Arcania, au sein de la structure Vacances Musicales Sans Frontières. C’est ce genre de rencontres où on a l’impression de connaitre l’autre depuis toujours… Ce genre d’amitié qui peut se passer de contact pendant des mois, mais quand on se revoit c’est comme si on venait juste de se quitter. Cet album est incroyable, les riffs sont hyper efficaces et le chant de Cyril, qui a un petit côté Gojira, me donne des frissons à chaque fois !

ALCEST
Kodama
J’écoutais parfois certains morceaux d’Alcest, mais je n’avais jamais pris le temps de me focaliser sur un disque en particulier. Le hasard a voulu qu’un de mes amis m’offre cet album lors de sa sortie. Nous l’avons écouté dans la cabine du Woodbrass Deluxe (où Gaël travaillait à l’époque. Ndr) et j’ai adoré. Quelques mois plus tard, j’ai rencontré Neige pour m’occuper de ses guitares ainsi que de celles de Kat, sa compagne, du groupe Sylvaine. Ce sont des gens sensibles et créatifs, animés par une passion commune et avec un talent incroyable. Nous avons discuté du processus créatif autour de « Kodama », j’ai appris énormément auprès de Neige durant cette période, et c’est vite devenu un de mes albums préférés.


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