À LA UNE New

GIMME 5 – Brieg Guerveno

Influencé autant par le rock progressif des années 70 que par certaines musiques extrêmes, passionné par la langue bretonne, Brieg Guerveno a décidé de mélanger ses 2 amours pour au final livrer un troisième album fort réussi, « Valgori », sombre et mélancolique. L’intéressé nous parle des 5 disques qui l’ont marqué.
Olivier Ducruix – Photo : © Bruno Boudin

 

Jerry Lee Lewis
Live At The Star Club Hamburg
J’ai écouté ce disque pour la première fois à l’âge de 7 ou 8 ans. Ma mère avait récupérée un stock de vinyles de rock des années 50. J’ai pu découvrir pèle-mêle tous les grands du début du rock’n’roll : Elvis Presley, Litlle Richard, Buddy Holly, Chuck Berry. J’ai immédiatement flashé sur Jerry Lee et ce live époustouflant. C’est tout simplement  ma première rencontre avec le rock ! Les titres s’enchaînent avec une énergie incroyable : Great Balls Of Fire, High School Confidential, What’d I Say, Good Golly, Miss Molly… Peu après, j’ai découvert le film « Great Balls Of Fire ». C’est sans doute le film que j’ai vu le plus de fois, ça devenait complètement addictif. Jerry Lee Lewis est l’artiste qui m’a ouvert la grande porte du rock.

 

The Beatles
Sgt. Pepper’s Lonely Heart Club Band
Ma formation rock a continué tranquillement au contact de mes cousins qui écoutaient en boucle les Stray Cats et les Beatles. Cet album des Beatles a de suite retenu mon attention. Je ne me lassais jamais d’écouter Lucy In The Sky With Diamonds et de la chanter en yaourt comme je pouvais. À cette époque, j’avais commencé les cours de caisse claire dans un bagad (ensemble musical qui interprète des airs issus du répertoire traditionnel breton (Ndr). La musique bretonne était très présente dans mon environnement familial, mais je commençais aussi à ressentir le besoin de chanter et de jouer du rock. Encore aujourd’hui, il m’arrive d’écouter ce disque et je l’aime toujours autant. Il a sans doute déterminé de façon inconsciente mon goût pour les musiques expérimentales, les métissages et la pop music.

 

Nirvana
Nevermind
En 1992, j’ai 10 ans et j’ai eu envie d’écouter des trucs qui déboîtent. J’avais entendu parler de Nirvana comme le nouveau groupe de punk rock qui envoyait. J’ai donc acheté ce jour-là « Nevermind » et « Somewhere In Time » d’Iron Maiden. C’était la première fois que je pouvais choisir 2 cassettes chez un disquaire et me les payer. « Nevermind »… Quelle claque pour l’époque ! J’ai usé ma cassette jusqu’au bout et je suis devenu pour la première et la dernière fois fan d’un groupe. C’est grâce à cet album, et plus largement à ce groupe et à Kurt Cobain, que j’ai jeté mon dévolu sur la guitare, puis le chant. Ce n’est pas mon disque préféré de Nirvana, mais c’est quand même celui-là que j’ai choisi. Je l’ai racheté récemment en vinyle pour le faire découvrir à mes enfants. Papa, le rock, c’est quoi ? Et bien, écoute ça et tu comprendras !

 

Arcturus
La masquerade infernale
Mon adolescence et l’émergence du black metal au milieu des années 90 ont parfaitement coïncidé. Après avoir usé mes oreilles sur Sepultura, Pantera, Metallica et Megadeth, je me suis assez logiquement intéressé à la scène norvégienne en plein essor. De tous les disques que j’ai écoutés, il fallait en retenir un pour cette rubrique et le choix n’a pas été facile… L’album « La masquerade infernale » d’Arcturus, jugé trop avant-gardiste à sa sortie, m’a tout de suite parlé. Je retrouvais sans doute dans cet album mon goût pour les musiques expérimentales et progressives. Il regroupe la crème de la scène norvégienne de l’époque (Mayhem, Ulver Thorns) et il est très conceptuel, avant-gardiste, en mêlant rock progressif, black metal et opéra. J’ai l’ai encore écouté récemment avec une certaine crainte d’être déçu par la production. Finalement, il n’a pas si mal vieilli et je l’aime toujours autant.

 

Anathema
Alternative 4
J’ai découvert ce groupe avec l’album « The Silent Enigma », parallèlement au black metal. À cette époque, je me suis pris d’affection pour la scène doom britannique (My Dying Bride, Paradise Lost, Anathema). Mes jeunes années passées à écouter les Beatles ne sont sans doute pas étrangères à mon intérêt pour les musiques mélancoliques chantées en anglais sans growl ni cris ! « Alternative 4 » est la quatrième réalisation du combo anglais de Liverpool… comme les Beatles ! Un disque composé principalement par le génial bassiste Duncan Patterson, qui signe là son dernier album avec le groupe. Anathema trouve ici sa voie et signe l’un des opus les plus sombres de sa discographie, un mélange de rock anglais dépressif et d’influences floydiennes. Question noirceur, je le mets ex æquo avec « Pornography » de The Cure. Ce disque est celui qui a assurément le plus influencé ma personnalité artistique et qui m’a aussi permis de m’affranchir de la scène metal et ainsi découvrir par la suite d’autres groupes dans le rock.

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password

banner