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FOGGY TAPES – Vapeurs 60’s

Avec un style malicieusement garage, donnant parfois l’impression d’entendre de la pop anglaise reprise par des surfeurs californiens, les Toulousains de Foggy Tapes renouent avec l’innocence et l’hédonisme des sixties.
Propos recueillis par Flavien Giraud – Photo : © Franck Alix

« Trop soft pour entrer dans la catégorie garage, trop à l’arrache pour rentrer dans la catégorie pop ; et finalement c’est plus intéressant de trouver une dénomination qui attise la curiosité ». Ce sera donc la fumeuse description « acid-western, spaghetti-surf, chicano-psych », une manière de se moquer des étiquettes, mais aussi de dépasser l’appellation « garage » qui a fini par se vider de son sens, « alors qu’il n’y a pas deux groupes qui se ressemblent. » Les ingrédients en revanche sont bien là : ici une Reverb liquide, là une Fuzz spongieuse, des harmonies vocales (pour « se serrez les coudes et ne pas se cacher derrière un frontman : on se sent moins seul quand on chante à trois ») et un côté lo-fi bon enfant. Le quartet carbure aux Beatles, Hollies, Byrds et beaucoup de groupes sixties des vagues surf et garage venues des États-Unis, des guitaristes comme Dick Dale et Link Wray, mais aussi plein de groupes modernes parmi lesquels Black Lips et Growlers, qui gardent
 « un pied dans une esthétique rétro. Sans être “vieilliste” ! Et des acteurs locaux de la scène toulousaine, comme Cathedrale, Slift , les groupes garage de Rennes comme les Madcaps, Soap Opera… » Car Toulouse bénéficie d’une belle dynamique : « une fois mis le pied dedans, tu te rends compte qu’il y a une scène vraiment vibrante, qui se bouge beaucoup… » Même si comme partout ailleurs, le chemin des groupes rock n’est pas une sinécure… « C’est une tendance qui existe depuis longtemps : les concerts interrompus (parfois par les flics qui viennent taper à la porte), jouer de moins en moins tard, dans de moins en moins d’endroits, trouver des studios de répète, mais ça crée aussi une communauté, une scène, un point de chute… Et ça n’empêche pas les groupes de jouer, de produire des disques, de trouver des solutions. » Preuve en est ce premier album, « Cogito Ergo Fog », enregistré sur un vieux Tascam huit-pistes, à base de « débrouillardise »
 et malgré des sessions « en pleine canicule : ça faisait littéralement fondre la courroie de la machine ! »

Zoom matos

  • Teisco demi-caisse
  • Gibson SG (micros TV Jones),
  • Fender Vaporizer et Deluxe 85
  • Fuzz et Boost home-made
  • Boss CS-3, SD-1 et RE-20
  • Electro-Harmonix Holy Stain
  • Danelectro Fish & Chips
Cliquez sur l’image pour écouter Foggy Tapes

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