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FESTIVAL TERRES DU SON – Monts – 07,08,09/07/2017

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Festival discret situé au cœur d’un magnifique parc près de Tours, Terres Du Son mène tranquillement sa barque parmi les poids lourds français du genre, tels les Eurockéennes, Beauregard ou le Fnac Live qui se déroulaient le même week-end.
Texte : Robert Dartois – Photos : © Christian Ravel

C’est à 10 petites minutes du centre de Tours, au beau milieu du parc du château de Candé, que se déroule la 13ème édition de l’éco-festival Terres Du Son. Familial dans l’esprit, placé 2 jours après les résultats du bac, le festival deviendra le temps d’un week-end le défouloir de nombreux jeunes venus célébrer officiellement le début des vacances.

Le public pénètre tout d’abord dans le parc, très vaste, où l’accès est gratuit et accessible à tous. Pas besoin de billet donc pour venir profiter des nombreuses attractions et installations destinées à sensibiliser les participants à l’écologie et au développement durable. Débats, expositions, rencontres, sensibilisations des plus jeunes (et des plus vieux), ateliers, projections sont au programme. C‘est aussi l’occasion de découvrir de nombreux producteurs bio locaux (miel, fromages, textiles, bijoux…). Non loin, 3 scènes, avec spectacles (danse et yoga) et concerts de groupes essentiellement locaux, sont installées pour se détendre en musique et apprécier la naturelle tranquillité du lieu.

Vendredi 07 juillet
Il est grand temps de retrouver la « Prairie » (partie payante) et de débuter ce vendredi en douceur, mais sous un soleil de plomb, par la folk de Tété, suivi de l’électro-tropical déjanté des Orléanais de Bo Bun Fever. Les Naïves New Beaters succèdent à la pop classe, mais sans grande surprise, de Morcheeba, tout en continuant crescendo dans le grand n’importe quoi avec un set disco/pop des plus survoltés. Je délaisse le plein air pour faire un tour sous la fournaise du chapiteau et apprécier la fin du set slam de Katie Tempest.

Samedi 08 juillet
Tout comme la veille, le temps est radieux et la chaleur bien présente. Ce que confirmera Camille qui, arrivant pieds nus, réclamera à une âme charitable de bien vouloir lui prêter des chaussures pour assurer le reste de son set. Une grande quantité de percussions, un piano et 3 danseuses/choristes, mais c’est surtout sur sa voix que repose toute la musique de la chanteuse. Malgré une programmation en pleine journée, atténuant le côté intimiste de son concert, la prestation de Camille est parfaite. Nous prendrons ensuite une leçon de guitare avec Raul Midón. Le virtuose nous transporte avec ses compositions soul/latino. Un festival c’est avant tout du fun, du plaisir et de la bonne humeur. Heureusement que Frustration est là pour nous rappeler qu’ils ne sont pas venus ici pour rigoler. Tronches d’enterrement et tenues sombres, on est assez loin des hippies nouveaux bacheliers qui sautent devant Faada Freddy. Bien qu’ovni dans ce festival, c’est devant un parterre plein et conquis que Frustration délivrera son punk/cold-wave, suscitant même des vocations avec la formation improvisée des « frustrationettes », une dizaine de jeunes (sûrement des recalés au bac) improvisant une chorégraphie sur le rythme martial des parisiens. Changement d’ambiance avec Gogol Bordello. Jamais un groupe n’aura aussi bien porté son nom. Déjanté, énergique, sauvage, le punk gitan des New-Yorkais électrise le public avant de livrer celui-ci au metal technique du rouleau compresseur Gojira qui assurera un show époustouflant et généreux. Après une telle prestation, Verbal Razors aura la lourde tâche de clore la soirée. Il reste peu de monde mais la prestation des thrashers tourangeaux est à l’image du taux d’alcoolémie du chanteur : au top !

Dimanche 09 juillet
Non, on te rassure chère Imany, ce n’est pas toi qui a amené la pluie en ce dimanche (je n’aime pas cafter, mais c’est sans doute la faute à Popa Chubby… ). Bien au contraire, ton concert était le rayon de soleil dont nous avions tous besoin. Son et orchestration impeccable, le public n’a pas (trop) flanché malgré les trombes d’eau et est resté fidèle à l’une des meilleures prestations et au plus beau des sourires du week-end…Mais quel est cet engouement soudain pour la pop électro mollassonne d’Isaac Delusion sous le chapiteau ? Ah oui, la pluie c’est vrai… Puisque nous sommes là, à nous protéger des intempéries, profitons de l’électro-house aérienne de Polo & Pan. Leur musique a un côté juvénile qui nous rappelle par certains côtés les chansons des films de Jacques Demy, accentuée ce jour-là par le chant et la chorégraphie de Marguerite et Victoria. Le temps de leur set magnifique et nous voilà transportés sur une plage exotique au coucher du soleil. Les nuages laissent la place aux rayons du soleil couchant et Les Ogres De Barback, alliés aux Hurlements d’Léo, nous offrent un concert survitaminé. Un Air, Deux Familles se réunit une nouvelle fois et l’association est sacrément explosive ! De la gouaille, du violon, de l’accordéon… Bref, le meilleur de la chanson/rock enflamme Terres Du Son. Chaque titre est repris en cœur et les gens se laissent aller à valser, malgré l’herbe encore fraîchement mouillée, sur Rue de Paname, avant que le groupe ne tire sa révérence sur un Salut à toi (titre emblématique du groupe Bérurier Noir) qui semble bien plus sauvage que l’original… Il est tard mais hors de question de louper la pop expérimentale de BRNS. Pendant que Petit Biscuit émoustille les jeunes filles sur la grande scène, les Bruxellois entraînent les rockers dans leur univers expérimental et clôturent de manière magistrale cette belle édition de Terres Du Son 2017.

Avec 40 000 personnes sur 3 jours, Terres Du Son s’en sort avec la mention très bien. La programmation, le site, l’organisation, la politique écolo du festival en font un rendez-vous unique et, bien que l’affluence ait été satisfaisante, il aurait pu y avoir plus de monde si cela n’était pas bêtement tombé en même temps qu’un autre événement ce même week-end à Tours (avec ZZ Top, Les Insus et Brian Setzer).

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