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EPIPHONE UPTOWN KAT ES – Félin pour l’autre

Nouvelle référence au catalogue Epiphone, l’Uptown Kat ES réussit le pari d’offrir un son convaincant associé à un look superbe, sous la barre des 600 euros. Voilà un modèle aussi réussi qu’abordable.

C’est un des grands retours au premier plan de l’année 2020. Dans la foulée de Gibson affairée à se reconstruire une réputation l’année précédente, Epiphone, autre marque du groupe mais dont l’image n’était pas écornée, a profité du NAMM Show 2020 pour présenter un catalogue redynamisé. Il comprend entre autres la série Original Collection qui regroupe des instruments « purement Epiphone » (pas des copies Gibson) comme la Casino Coupe ou la Sheraton-II Pro. La Wildkat en revanche, une guitare semi-hollow créée en 1999 n’apparaît pas sur la liste. À sa place, on découvre l’Uptown Kat ES, une semi-hollowbody, au corps dans un style ES à un pan coupé (l’esprit Gibson n’est pas loin), qui comporte quelques nouveautés et attributs modernes. Au même titre que celle qui l’a précédée, cette guitare reste compacte malgré sa caisse creuse (avec poutre centrale) et ses ouïes. Un instrument qui fleure bon le rock, voire le blues, ou même le jazz dans une moindre mesure. Sa réalisation et son équipement confirment cet état de fait.

Chat fait plaisir
La prise en main est très agréable. Le corps en peuplier n’est pas trop lourd 
(le bois est moins dense que l’aulne et plus tendre que l’acajou). Le manche
 de profil Slim Taper C fera plaisir aux adeptes de sensations modernes ainsi qu’aux petites mains. Entre le look de la guitare et ses mensurations, on est à mi-chemin entre vintage et contemporain. Les mécaniques Grover Rotomatic garantissent une bonne stabilité d’accord. Mais la vraie nouveauté se trouve côté micros. Il s’agit de ProBucker FB720, des mini-humbuckers maison qui s’inspirent de micros Gibson et équipent désormais une partie des nouvelles Epiphone. Il faut juste s’habituer aux réglages, puisque cette guitare possède deux potards de volume et un seul de tonalité, ainsi qu’un master volume situé sur la corne inférieure, façon Gretsch.

Epiphone sort ses griffes
On a essayé la guitare sur trois types d’amplis (à lampes, à transistors et hybride). Le constat est plus que 
positif. Dans tous les cas, ça sonne. On 
a la sensation d’obtenir un rendu proche d’un mélange entre des humbuckers classiques et des micros simples. Les graves sont présents, mais pas trop envahissants, et le son assez cristallin, chose plutôt surprenante pour des humbuckers d’obédience classique. On ne ressent pas de disparité de volume entre les micros, ni d’écart tonal vertigineux (on évite le cliché du micro manche très rond et chargé de graves et du micro chevalet ultra aigu et super mordant). Les notes sont bien articulées, audibles et plutôt précises, mais jamais froides. La position intermédiaire est superbe sur les sons clairs. Les sons crunch et et typés Overdrive sont à la fête, avec cette envie soudaine
 de riffer comme Malcolm Young ou Dave Grohl. On obtient un son avec 
le mordant qu’il faut pour accrocher les notes, mais aussi une enveloppe légèrement feutrée, qui évite le rendu général criard. C’est pas mal du tout. C’est même très bien quand on tient compte du tarif de la belle. Lorsqu’on pousse plus loin dans les grosses disto, il faut se méfier des larsens qu’on peut provoquer en raison de la caisse semi-creuse et des ouïes. Mais la poutre centrale permet de limiter les trop
 gros feedbacks. Vintage en apparence, plus contemporaine dans les faits sans jamais renier l’héritage de la marque, l’Uptown Kat ES fait très fort. Epiphone revient au premier plan en beauté.
Guillaume Ley – Photo : © Flavien Giraud

Caractéristiques

  • Type : Semi-hollowbody

  • Corps : érable/peuplier
  • Manche : acajou

  • Touche : ébène
  • Mécaniques : Grover Rotomatic 18:1
  • Chevalet : LockTone ABR

  • Micros : Probucker FB720 (x2)
  • Contrôles : volume (x2), tonalité, Master Volume, sélecteur à 3 positions
  • Origine : Indonésie
  • Prix : 599€
  • Distributeur : www.epiphone.com

Chat sauvage
Malgré son apparence vintage, la Wildkat (ancêtre de notre Uptown Kat du jour) n’est sortie qu’en 1999. Une vie plutôt courte pour une guitare pourtant pleine de charme, qui a connu quelques variations au cours de ses deux décennies d’existence. Il s’agit à la base d’une semi-hollow avec des micros de type P-90 et un chevalet vibrato Bigsby. Sortiront les modèles Standard, Deluxe, Aged Tiger, Royale et Black Royale et la Flamekat, aux finitions et équipements différents. Fut aussi produit le modèle Alleykat, équipée d’un chevalet fixe, d’un humbucker au chevalet et d’un mini humbucker au manche. C’est ce modèle désormais fabriquée qui se rapproche le plus de l’Uptown Kat ES.

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