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ELECTRO-HARMONIX GREEN RUSSIAN BIG MUFF – Fuzz à volonté

Attention, tank soviétique en approche. Electro-Harmonix casse le mur et ressuscite sa Fuzz mythique des années 90.

On arrête de faire pleurer le porte-monnaie en cherchant à renouer avec le sacro-saint son de la Big Muff russe à travers des petites annonces de matos d’occasion trop cher, ou en achetant des modèles boutique au tarif effrayant. La célèbre Fuzz venue du froid est de retour chez Electro-Harmonix, même si la fabrication à l’Est n’est plus de mise. Petit précis d’histoire : en 1984, 16 ans après avoir lancé Electro-Harmonix, son fondateur Mike Matthews est contraint de mettre la clef sous la porte. Il abandonne les effets pour se lancer dans la fabrication de lampes 
et de circuits intégrés pour amplis, qu’il sous-traite en Russie soviétique pour le compte d’autres marques (dont Fender et Peavey). Les faibles coûts lui permettent de faire fructifier ses affaires. Au début des années 90, il relance Electro-Harmonix, et profite de son réseau pour faire fabriquer quelques pédales en Russie désormais décommunisée, dont la Big Muff. Sa production coûte moins cher, et le son est différent de la version américaine connue jusqu’alors. Plus grave, plus épaisse, avec un médium moins creusé que le modèle US, elle fait le bonheur des fans de rock indé, de grunge, de stoner, et surtout des bassistes, qui se l’approprient très vite. Le modèle Green Russian sera fabriqué entre 1994 et 2000, avant que la production ne soit progressivement rapatriée vers les USA (le dernier modèle russe, « Black Russian » sera produit jusqu’en 2008), notamment à cause de sombres histoires avec l’administration et la Mafia russe…

Sacré Graal
La nouvelle Green Russian n’a donc de russe que le nom. Elle adopte désormais le format de la série Nano. Les réglages sont les mêmes (Volume, Sustain, Tone). Le son est bel et bien plus fat que sur le modèle Pi que nous connaissons bien. Chose incroyable, on réussit à trouver plusieurs sweet spots sur cette pédale. Avec le Sustain à 11h et le Tone à 13h, on est à la fois grave, puissant, mais facilement perceptible dans le mix. C’est l’avantage d’un médium moins creusé. Quand on pousse le Tone
 à fond, l’aigu devient plus perçant (attention aux oreilles), mais on ne perd pas trop dans le bas du spectre. Dans tous les cas, on retrouve un gros punch, qui muscle le son : c’est énorme. Si l’on compare le rendu à celui d’un modèle Black Russian, ou même d’une Way Huge Russian Pickle et d’une Wren and Cuff Tall Font Russian (2 des nombreuses copies sorties avant cette reissue), la petite Electro-Harmonix n’a vraiment rien à craindre de ses concurrentes. Quant à la basse… il faut retenir sa petite larme tellement c’est beau. Cela risque d’ailleurs de poser un problème à la marque de Mike Matthews dont le modèle Bass Big Muff (lui aussi disponible au format Nano) va être fortement concurrencé par l’arrivée de cette Green Russian. On se demande encore pourquoi 
EHX a mis autant de temps avant de sortir sa propre réédition. Mais ça valait la peine d’attendre, d’autant qu’à ce tarif totalement inattendu tant il est abordable, de nombreuses copies (beaucoup) plus chères vont en prendre pour leur grade…
Guillaume Ley – Photo : © Olivier Ducruix

Caractéristiques

  • Type : Fuzz
  • Réglages : Volume, Sustain, Tone
  • Alimentation : 9V non fournie, ou par pile.
  • Dimensions : 70 x 114 x 53 (mm)
  • Origine : États-Unis
  • Prix : 89€
  • Distributeur : www.ehx.com

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