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DOWNLOAD FESTIVAL – Tout savoir sur la troisième édition française du festival

La troisième édition française du Download se tiendra du 15 au 18 juin 2018, sur la base aérienne de Brétigny-sur-Orge. Si le lieu est le même que l’année dernière, la programmation s’est largement étoffée depuis pour offrir aujourd’hui une affiche digne des plus grands événements musicaux en France. Guitar Part est allé poser quelques questions à Damien et Jonathan, 2 des 3 programmateurs du festival, pour tout savoir sur le Download version 2018.
Propos recueillis par Olivier Ducruix – Photos : © Olivier Ducruix

La réussite d’un festival est en grande partie basée sur sa programmation. Quels sont les secrets pour attirer des gros groupes et artistes ?
Jonathan : Cela se fait sur la longueur dans le temps. Ce sont d’abord de bonnes collaborations avec les agents des artistes, de bonnes relations avec les groupes. Et ensuite, c’est le bouche-à-oreille qui fonctionne : un groupe qui a un avis positif par rapport à un concert organisé par Live Nation, ou une tournée, en parlera à son manager, qui en parlera à d’autres groupes, etc…

Sans vouloir faire offense aux précédentes, l’affiche de cette année semble avoir basculé dans une autre dimension. Comment l’expliquez-vous ?
Damien : Pour cette nouvelle édition, on va dire que les astres se sont bien alignés (rires) ! En particulier pour ce quatrième jour avec les Guns N’ Roses. Bon, on a eu un dilemme de riche… Au départ, les Guns et les Foo Fighters voulaient jouer le même jour, c’est à dire le dimanche. Nous avions peur que l’un des groupes soit obligé d’annuler. Mais après quelques palabres, les Guns ont accepté de faire leur concert le lundi. Mais il n’y a pas que ça. Comme l’a souligné Jonathan, le bouche-à-oreille reste primordial. Par exemple, Korn a joué lors de la première édition française du Download. Quand j’ai revu les gars du groupe un peu plus tard dans l’année, ils n’ont pas arrêté de me dire qu’ils avaient été bien accueillis, qu’ils étaient contents des conditions. Ces mecs parlent avec d’autres musiciens… Ce fut pareil l’année dernière avec System Of A Down, Green Day, Linkin Park et bien d’autres encore. Résultat, les groupes ont vraiment envie de venir faire le Download. La preuve, Ghost revient cette année, et Marilyn Manson et Ozzy Osbourne ont accepté d’y jouer sans problème.

Certes, les têtes d’affiche de cette année sont impressionnantes. Mais c’est surtout la programmation dans sa globalité qui a connu un sacré coup de boost. Comment se passe l’agencement de tous ces groupes pour chaque journée ?
Damien : C’est en fait la tête d’affiche qui va dicter le thème de la journée. Par exemple, avec Ozzy, nous avons mis Ghost, Opeth, Eluveitie, des trucs plus portés sur l’aspect spectacle. Quand nous avons eu la confirmation de la venue de Marilyn Manson, le samedi, nous avons construit une soirée un peu plus 90’s, avec The Offspring, Hollywood Undead. Nous avons vraiment travaillé sur cette édition de manière libérée.

Les groupes majeurs ont-ils la possibilité d’élaborer le programme de la journée où elles jouent ?
Damien : Cela peut arriver et c’est le cas pour les Foo Fighters qui ont proposé Wolf Alice, Starcrawler, The Hives, Slaves, Dead Cross… Des choix qui entraient totalement dans l’esprit de notre programmation.

Les Guns N’ Roses ont accepté de jouer le lundi, mais avec certaines conditions ?
Damien : La seule condition était que le groupe puisse faire ses 3h30 de show. C’est pour ça qu’il n’y aura que 2 scènes le lundi, mais avec une belle affiche aussi : Volbeat, Jonathan Davis, Baroness, Seether, Greta Van Fleet, The Pink Slips et The G, un duo de gamins originaire de Corse.

4 jours de festival, cela risque de mettre les organismes à rude épreuve…
Damien : On risque d’être tous bien fatigués le mardi ! Quatre jours, mais également quatre nuits, c’est important de le préciser, car le camping bénéficie de sa propre programmation avec la scène Firefly. Et nous avons voulu proposer aux campeurs des groupes de qualité : Hangman’s Chair, Merge, Nesseria, In Search Of Sun, Galactic Empire, Laura Cox Band et Cemican, un groupe mexicain de death metal qui chante en espagnol, avec costumes traditionnels et plumes… Ça promet d’autant plus que les concerts au camping, qui est accolé au site du festival, commencent dès le matin avec deux groupes, de 11h à 13h. L’ouverture du festival se fait à 13h30 et la fermeture à 23h30. Ensuite, ça reprend à 23h45 avec encore 2 groupes, jusqu’à 1h30. Et on finit avec l’association Panic! Cinéma qui passera des films de série Z bien déjantés. Les festivités débutent dès le jeudi 14 juin, avec le concert de The Tropical Blues Band. Le camping, c’est un vrai lieu de vie, avec un magasin pour faire ses courses et des maraîchers qui passent vendre tous les matins des produits frais. Franchement, à 5 euros la place, que cela soit pour 1 jour ou pour toute la durée du festival, ce serait dommage de s’en priver !

Pour la première fois, les festivaliers vont découvrir le Download Project, à savoir 3 groupes retenus pour ouvrir sur la Main Stage 2 les 15, 16 et 17 juin 2018. Comment s’est faite la sélection ? Avec un tremplin ?
Damien : Non, pas cette année car il faut du temps pour mettre en place un tremplin et les délais étaient vraiment très courts. Bon, d’un point de vue personnel, je ne suis pas hyper fan des tremplins : c’est long et ça peut s’essouffler dans la durée… et nous avons préféré remettre notre confiance entre les mains de personnes plus compétentes sur le plan local. L’idée de départ est simple : le festival est situé dans l’Essonne et plus particulièrement sur la base aérienne militaire de Brétigny-sur-Orge. Les personnes avec qui nous travaillons en local sont vraiment très impliquées dans l’événement. On ne se voyait pas débarquer une nouvelle fois dans la région en ignorant cette implication. De plus, il y a des salles de qualité dans la région : le Rack’Am à Brétigny-sur-Orge, Le Plan à Ris-Orangis, ou encore l’Empreinte à Savigny-le-Temple. Toutes ces personnes bossent à l’année sur ce territoire et défendent certaines valeurs musicales. Il était donc logique que le Download fassent appel à ces structures qui ont choisi respectivement un groupe chacun : Wakan-Tanka, Tea Cup Monster et Wild Mighty Freaks.

La volonté du Download de s’implanter durablement dans l’Essonne, et plus particulièrement sur ce site de Brétigny-sur-Orge, est sincèrement louable. Mais il est difficile de comprendre pourquoi l’événement est toujours décrit comme le « Download Paris »…
Damien : Tu avais soulevé ce point lors de la soirée de présentation du festival au Dr Feelgood… Et tu as entièrement raison. Disons qu’il y a une petite coquille car, si tu regardes nos réseaux sociaux, l’événement s’appelle le Download France Alors pourquoi Paris ? C’est très simple : la première édition s’est tenue à l’Hippodrome de Longchamp, donc c’était Paris. C’est donc une petite erreur qui sera corrigée !

Quelles sont les améliorations que les festivaliers peuvent attendre pour cette troisième édition ?
Damien : Sur les réseaux sociaux, les gens ont souvent soulevé le problème des boissons. L’année dernière, nous n’étions pas préparés à ce qu’il fasse aussi chaud avec des températures qui ont parfois atteint les 40°, surtout que la semaine d’avant, il n’avait pas arrêté de pleuvoir… Quand tu as 45 000 personnes qui cherchent de l’eau, cela devient vite compliqué. Cette année, il y aura beaucoup de structures créées par des designers pour amener des zones d’ombre et, en cas de forte chaleur, de brumisations.

Des designers, cela veut dire qu’il y aura également une décoration plus conséquente que l’année dernière ?
Damien : Tout à fait. Il y aura plus d’éléments de décors, des avions en nombre par exemple. La BA217 est un site que nous apprenons à apprivoiser. C’est un endroit où il n’y a rien, donc on peut tout faire. Mais ça n’est pas facile, car, comme il n’y a rien, il faut tout faire (rires). Nous avons la chance de travailler avec des partenaires locaux qui sont ultra motivés et vraiment très réactifs.

Et du côté des transports ? Même si le Download n’y est pour rien, le RER C reste un gros point noir pour arriver jusqu’aux portes du festival…
Damien : Il y aura des rames en plus, surtout pour le retour, dans le sens Brétigny-sur-Orge/Paris. Nous avons développé des partenariats avec des célèbres sociétés de VTC et nos parkings seront opérationnels pour accueillir ceux qui veulent venir en voiture. Les gens peuvent se prendre la tête à rentrer tous les soirs, mais je leur conseillerai plus de rester au camping.

Cette année, le Download France peut se targuer de proposer 3 exclusivités : les Foo Fighters, les Guns N’ Roses et le passage d’Ozzy Osbourne pour son dernier concert dans l’Hexagone. Cela doit être une sacrée fierté, non ?
Jonathan : Bien sûr, c’est un grand plaisir et cela a été possible grâce à l’ajout d’un quatrième jour. Les Foo Fighters restent un groupe rare en France, c’est donc une fierté. Et puis, cela permet au public de venir voir ce genre de formations, je veux parler des grosses têtes d’affiche, et par la même occasion de découvrir d’autres artistes moins connus.
Damien : Il faut aussi ajouter la prestation de Mass Hysteria dans les exclusivités. Les gars ont certes joué au Mondial du Tatouage, mais là, ils préparent un méga show. Le concert d’Avatar risque aussi d’être énorme, avec pas mal d’effets pyrotechniques…


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