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DOWNLOAD FESTIVAL – Brétigny-sur-Orge – 15,16,17,18/06/2018

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Pour sa troisième édition, le Download Festival France n’a pas lésiné sur les moyens : pas moins de 4 jours placés sous le signe des décibels, de la bonne humeur, du rock et du metal. Une version 2018 en mode XXL avec une belle collection de têtes d’affiche, de groupes confirmés et de découvertes. Verdict.
Texte : Olivier Ducruix – Photos : © Olivier Ducruix

Vendredi 15 juin
Il y a 1 an, la première journée fut plutôt chaotique, surtout du côté du système des navettes entre la gare de Brétigny-sur-Orge et le site du festival. Bravo aux organisateurs pour avoir résolu le problème cette année, avec une fréquence de passages des bus réglée comme une pendule suisse. Après les contrôles habituels de sécurité, direction la Main Stage pour un splendide début en fanfare avec Billy Talent. Fidèle à sa réputation, la formation canadienne a fait preuve d’une énorme générosité (mention spéciale à son frontman, Benjamin Kowalewicz, au charisme magnétique), en enchaînant riffs implacables et refrains fédérateurs. Chapeau, messieurs. Mauvaise pioche en restant du côté des Main Stage, plutôt que d’aller voir le combo français dont tout le monde parle, Pogo Car Crash Control. À la place, du mauvais metal celtique (Eluveitie) et un atelier maquillage certes réussi (Powerwolf), mais pas franchement subtil musicalement. Heureusement, les Australiens de Thy Art Is Murder ont relevé le niveau sur la Warbird Stage, à grands coups de hardcore des plus efficaces. Marcel & son Orchestre auraient-ils viré du côté de la force obscure du metal ? Non, c’était juste Alestorm. Oui à la bonne humeur dans un tel événement, mais il y a des limites à ne pas dépasser, sous peine de tomber dans le potache de base. Le clavier en bandoulière, c’est définitivement non. Basique, la musique de Sidilarsen l’est assurément, mais les Toulousains mettent tellement de cœur à l’ouvrage en live qu’au final ça fonctionne. Les choses sérieuses allaient réellement (re)commencer avec le set d’Opeth, à la fois puissant et aérien. Du rock progressif souvent technique, mais avec un énorme supplément d’âme. Saluons le retour d’Underoath et son post-hardcore enlevé diaboliquement maîtrisé. Changement d’ambiance avec Ghost sur la Main Stage 2. Il fait encore jour lorsque la formation suédoise commence son set. Dommage, car on ne profite pas à 100% du superbe décor de scène façon église. Quoiqu’il en soit, ce fut un bon concert dans l’ensemble, pas spécialement inoubliable, mais réellement agréable. Avec son dernier album, « Prequelle », Ghost s’est ouvert à un public plus large, sans pour autant tomber dans la facilité. Du travail proprement exécuté. On n’en dira pas autant de la dernière apparition sur le sol français d’Ozzy Osbourne. Même si celui-ci chante un peu mieux qu’avec Black Sabbath lors de ses récents passages dans l’Hexagone, difficile de lui donner le titre honorifique de meilleur vocaliste du festival. C’est souvent faux et, sur la longueur, cela devient vite pénible, tout comme les (trop) nombreux solos de Zack Wylde. Monsieur Osbourne tire sa révérence, mais pas de la plus belle des manières. La claque du jour a été distribuée par Converge. Avec un mélange incandescent de punk old school et de hardcore, sans oublier quelques déflagrations noise de temps à autre, les Bostoniens ont mis les festivaliers encore présents à genoux et ont une nouvelle fois confirmé qu’ils étaient définitivement les patrons du genre.

Samedi 16 juin
Des Japonais de Crossfaith, on retiendra surtout leurs looks colorés, une bonne dose d’énergie, et quand même quelques riffs bien metal, hélas trop souvent gâchés par des arrangements électro datés (ambiance années 80) et franchement dispensables. Bref, un set nippon… ni mauvais. Beaucoup plus calme fut la prestation de Whiskey Myers, du bon southern rock mâtiné de blues pour commencer la journée en douceur. Autre moment propice à la rêverie, le concert d’Alcest sur la Main Stage 2. Le groupe français est sans doute plus à l’aise dans une salle obscure, mais force est de constater qu’il a une nouvelle fois convaincu sur une grande scène. Le manque de temps nous fera rater Tagada Jones (qui aurait mérité beaucoup mieux qu’un passage sur la Warbird Stage) pour aller voir Turbonegro. Le groupe norvégien balance un punk’n’roll à l’ancienne toujours aussi efficace, quelque part entre les Ramones et les New York Dolls. Un excellent moment, avec des déguisements, du fun et des riffs accrocheurs que les membres du Turbojugend (le fan club du groupe) ont tous repris en chœur. Certes ce fut un peu la foire aux clichés, mais les gars de Bretraying The Martyrs savent tenir une scène, c’est indéniable. Même constat pour Nothing More, mais avec beaucoup plus d’originalité (mention spéciale à cette espèce de machine steam punk avec laquelle les 3 musiciens se partagèrent une basse pour un moment complètement barré). Si sur disque le trio finit parfois par lasser, sur les planches, c’est une tornade. Du côté de la Main Stage, les membres masqués de Hollywood Undead ont renvoyé les festivaliers au beau milieu des années 90 : du rap metal certes efficace, mais trop conventionnel. On aurait peut-être dû aller voir Thrice qui, paraît-il, a dignement fêté son retour aux affaires. C’est l’instant grand-guignol de cette seconde journée : NOFX débarque sur la Main Stage 2 pour une cinquantaine de minutes totalement loufoques avec un Fat Mike (chant/basse) déguisé en femme et toujours aussi bavard entre les morceaux, bien aidé par ses compères qui ne se font pas prier pour lui donner la réplique. Du punk rock à roulettes et de l’humour à profusion. Les blagues, ça n’est pas trop le genre de Mantar. Sur la Spitfire Stage (la plus petite scène du festival), c’est la guerre. Le duo allemand (guitare/batterie) a envoyé du lourd, entre sludge et doom, avec une voix sortie des entrailles de l’Enfer. Grosse sensation et assurément l’un des coups de cœur de l’édition 2018. Dilemme de la journée : le choix entre Avatar et Ultra Vomit (dommage là aussi de mettre ces 2 formations en compétition). Direction la Main Stage pour le premier groupe cité, qui confirme une nouvelle fois sa grande maîtrise du spectacle. Musicalement, on aime ou pas, mais visuellement, il n’y a aucun doute possible (même en plein jour), on en prend plein les yeux. Question scénographie, la formation suédoise remporte haut la main la palme d’or du festival. Un rapide détour quand même pour aller voir la fin du set d’Ultra Vomit et se dire, vu le monde présent à la Warbird Stage, que les Français auraient mérité sans contestation une place sur une des 2 grandes scènes… Autant dire qu’après une telle série, se mettre dans l’ambiance du passage de The Offspring ne fut pas chose facile. Certes, le concert fut (beaucoup) moins catastrophique que celui de Rock En Seine (2015), mais quand même… Ça reste un peu poussif dans l’ensemble. On peut en dire autant de la prestation de Marilyn Manson, avec un léger (mais alors très léger) mieux par rapport à celle pitoyable donnée par l’artiste à l’AccorHotels Arena, il y a quelques mois. Oui, il faut définitivement l’accepter, les années folles de l’artiste sont bien derrière lui. Pour finir sur une bonne note, quoi de mieux qu’un bon coup de Meshuggah dans les oreilles ? Classé dans la catégorie metal progressif (tendance avant-gardiste), le groupe suédois a prouvé (si besoin était) qu’il est l’un des maîtres incontestés du genre.

Dimanche 17 juin
On commence cette journée dominicale avec Starcrawler, jeune formation américaine pleine de promesses. Un bon set (même si la chanteuse en fait parfois un peu trop) aux forts accents garage et grunge, et un final bien sympa avec Henri Cash, le guitariste, qui invite un enfant d’une douzaine d’années à conclure le concert en jouant sur son instrument. Trio new-yorkais, The Last Internationale ne révolutionnera sans doute pas le rock, mais cela n’a pas empêché les intéressés d’offrir au public présent devant la scène Spitfire un bon moment rock et sincère. Petit crochet à la Main Stage 2 pour voir la fin du set généreux (sans être renversant) de The Struts pour laisser ensuite les hipsters s’extasier devant Wolf Alice et filer à nouveau sous la Warbird. Les vrais amateurs savent et ont opté pour le concert de Graveyard. Avec l’arrivée de leur nouvel album, « Peace », les Suédois ont mis un peu plus de vitamines, de psychédélisme et de Fuzz dans leur musique. Et cela se ressent sur scène, avec un début de set musclé à souhait. À placer dans le haut du panier des meilleurs groupes du Download 2018. Dommage pour Arcane Roots, notre choix s’est porté sur Royal Republic. Il faut dire que ces gars ne déçoivent jamais sur scène, ce qui fut une nouvelle fois le cas à Brétigny-sur-Orge. On aurait bien aimé écrire quelques lignes sur la présence de l’excellent duo anglais Slaves, mais Frank Carter & The Rattlesnakes étaient programmés au même moment… Pendant une cinquantaine de minutes, le Britannique et ses camarades de jeu ont mis le feu à la Main Stage, à grands coups de riffs ravageurs et de slams du frontman dans le public. Oui, ce fut intense, rock’n’roll, et diablement efficace, comme toujours. La curiosité du jour : le concert de Dead Cross, avec Mike Patton au chant et Dave Lombardo derrière les fûts. Pour un premier contact, qui plus est en festival, il ne fut pas facile de se faire une idée précise, la musique du quatuor étant plutôt du genre barrée. Ce qui n’est franchement pas le cas de celle proposée par The Hives. Les Suédois (décidément, ils étaient venus en nombre !) privilégient la simplicité avant toute chose. Du rock’n’roll en noir et blanc à la redoutable efficacité. Un immense drap blanc siglé au nom du groupe cache la Main Stage 2. Et quand celui-ci tombe, c’est l’émeute sur la BA 217. Mass Hysteria est dans la place et compte bien le faire savoir. La formation française n’a pas fait les choses à moitié pour sa dernière apparition en public avant d’entrer en studio et a offert un concert de folie à ses (très) nombreux fans : percussionnistes masqués tous de noir vêtus, pom-pom girls sur Respect To The Dancefloor et danseuses brésiliennes pour agrémenter un Furia totalement… hystérique. Chapeau bas, messieurs. Stars incontestables de ce troisième jour, les Foo Fighters ont généreusement conclu la soirée avec un show frisant les 2h30. Comme à son habitude, Dave Grohl s’accapare toute l’attention des festivaliers entièrement acquis à la cause du groupe. Notre homme est un showman avéré, qui ne cesse de haranguer le public pour se le mettre tranquillement dans la poche avec son sourire légendaire (et son chewing-gum). Les tubes défilent (All My Life, Learn To Fly, Monkey Wrench, Time Like These, Everlong), les titres du dernier album aussi (Run, The Sky Is A Neigborhood, Dirty Water), ainsi que quelques reprises (Under My Wheels d’Alice Cooper et Under Pressure de Queen). Bref, ça déroule, la bonne humeur est au rendez-vous, mais on ne peut s’empêcher de trouver ce concert un poil (de barbe) moins bon que celui donné par les Foo Fighters en juillet 2017, à l’AccorHotels Arena de Paris, sans doute à cause de pas mal de longueurs dans certains morceaux. À moins que cela ne soit dû à la fatigue, allez savoir… Ne boudons pas notre plaisir, un concert des Foo reste toujours un grand moment.

Lundi 18 juin
Dernière ligne droite du festival : les jambes sont lourdes, les têtes aussi. Heureusement, ce quatrième jour est un brin plus léger que les autres quant à sa programmation. Un petit regret quand même, celui du choix de se passer de la Main Stage 2. Vu le casting, il aurait été plus sympa de naviguer entre les 2 scènes principales et non de faire des allers et retours avec la Warbird Stage… Début tranquille des festivités avec The G, un jeune duo de frangins originaire de Calenzana (Corse), nourri au classic rock des années 70. Simple et efficace. On rentre vite dans le vif du sujet avec le passage de Baroness sur la Main Stage 1. Un pur bonheur que de voir ce groupe dans de telles conditions, avec un son de mammouth, même si les festivaliers ne sont pas encore arrivés en nombre. Tant pis pour les absents, le quatuor a livré une des meilleures performances du Download, pêchue et mélodique. Bonheur absolu. Avoir un papa qui joue dans Guns N’ Roses doit sans doute aider. De là à parler de piston… Grace McKagan (oui, la fille de Duff) et ses compères de The Pink Slips ont cependant offert une honnête et sincère prestation et la demoiselle a fait preuve d’une intéressante personnalité qui ne demande qu’à s’affiner. Jonathan Davis en solo était l’une des interrogations de cette troisième édition française du Download. Le frontman de Korn a passé son examen avec mention en prouvant qu’il avait un registre vocal plus étendu qu’on ne pourrait le croire, dans un style mêlant passages heavy, influences orientales et groove des années 90. Une belle surprise, il faut l’avouer, qui donne envie de réécouter plus en détail le premier effort de l’intéressé sous son nom, « Black Labyrinth », de l’intéressé. Dans la foulée, les jeunots de Greta Van Fleet ont tenté d’honorer leur statut de sauveurs du rock. Désolé les gars, ce n’est pas en proposant une pâle copie de Led Zeppelin que vous allez y arriver, surtout que musicalement, c’est encore sacrément vert. Volbeat sur scène, ça fonctionne toujours, même si la recette élaborée par le quatuor danois est connue de tous depuis des lustres. Oui mais voilà, ce fut généreux, ça a envoyé du riff, ça a rabiboché les fans de heavy rock et les amateurs de punk rock. L’amour du travail bien fait. Seether aurait très bien pu être l’excellente surprise de cette dernière journée. Les Américains ont attaqué pied au plancher avec 3 titres bien hargneux, chargés en décibels et autres références grunge. Un début prometteur qui est hélas retombé, le groupe glissant ensuite vers son côté FM pour finalement alterner entre les 2 styles. Un set loin d’être mauvais, mais inégal sur la longueur que les festivaliers ont sans doute vite oublié. Peu avant 20h, les 25 000 personnes présentes sur le site en ce lundi soir n’espéraient qu’une seule chose : que les Guns N’ Roses montent sur scène. Après une vingtaine de minutes passées devant la (très longue) vidéo d’un tank en images de synthèse, les premiers accords de It’s So Easy ont résonné sur la BA 217 de Brétigny-sur-Orge. Et c’est parti pour… 3h30 de show. Certes, le public était aux anges de voir Axl Rose et ses compères en chair et en os, et l’ambiance était au rendez-vous, ce qui peut se comprendre… Mais bon, l’ensemble était soit parfois poussif, soit trop huilé et, surtout, bourré de longueurs. Et puis, avouons-le, ça ressemble parfois à la fête de la musique avec une setlist comprenant une dizaine de reprises (et un Black Hole Sun de Soundgarden massacré) sur 31 morceaux joués. Ça commence à faire beaucoup… Bref, un concert parfait pour boire une bière entre amis, chanter les refrains connus de tous, sûrement pas pour prendre une bonne dose de frissons.

Le bilan
Avec 120 000 spectateurs (pour au moins 140 000 espérés), selon le bilan des organisateurs, la troisième édition française du Download reste dans les chiffres de l’an dernier. Certes, on peut avancer l’argument des grèves de la SNCF, mais cela n’explique pas entièrement le fait que l’événement semble peiner à prendre son envol : qu’on le veuille ou non, le festival a encore du mal à lutter contre le Hellfest, qui s’est tenu une semaine après et qui a affiché complet des mois avant son coup d’envoi. On a quand même pu noter des améliorations par rapport à la précédente édition : le système de navettes beaucoup plus performant, des zones d’ombre (qui pourraient être plus conséquentes) et de brumisation pour éviter les coups de chaud, une restauration globalement de bonne facture. Cependant, le chemin semble encore long (et pas seulement celui de Paris à Brétigny-sur-Orge via le RER C) avant que le Download soit reconnu comme un festival à part, avec sa programmation variée (comme la version britannique), entre rock et metal, que l’on ne peut que saluer. Cette reconnaissance demandera des efforts pour développer quelque chose d’unique : certes, la décoration du site a pris des galons, mais pas assez encore pour que le lieu dégage une réelle identité. Pourquoi ne pas mettre la tête de chien gonflable, symbole de l’événement, plus en valeur (au milieu du site ?), tout comme les avions qui font office de déco, trop timidement exposés ? Si le metal market était bien placé, il manquait quand même un peu de folie, tout comme cet endroit un peu vide baptisé l’Antichambre, une nouveauté qui regroupait des tatoueurs et des vendeurs d’affiches sérigraphiées, et qui doit encore progresser… Le Download a entrepris de travailler avec des partenaires locaux (comme des salles de concerts, par exemple). Une excellente initiative qui, espérons-le, prendra encore un peu plus d’ampleur l’année prochaine. Le Download France a les cartes en main (à commencer par une programmation vraiment intéressante) pour continuer de s’étoffer et pour s’affirmer comme un rendez-vous musical incontournable dans l’Hexagone. À l’année prochaine ?


Top 10

  1. Frank Carter & The Rattlesnakes
  2. Baroness
  3. Graveyard
  4. Mantar
  5. Foo Fighters
  6. Billy Talent
  7. Converge
  8. Alcest
  9. Opeth
  10. Turbonegro

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