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DO NOT MACHINE – Le cœur à l’ouvrage

Dans son premier album, Do Not Machine propose avec aisance une approche du post-hardcore des 90’s sur fond de mélodies empruntées à l’indie rock. Une belle réussite dans le genre.
Propos recueillis par Olivier Ducruix – Photo : © Hortense Bourgade

Les Thugs, Dirty Hands, Shaking Dolls, Lo’Jo, le label Black & Noir, la salle de concerts légendaire Le Chabada, ou le tourneur Radical, voire le studio Black Box à quelques encablures de la ville… Les exemples ne manquent pas pour se dire qu’Angers est définitivement une cité rock, à l’instar de Besançon, Bordeaux ou encore Rennes. C’est sans doute ce riche passé (et un présent toujours très actif) qui a contribué à la naissance de Do Not Machine en 2017, groupe de potes par excellence composé d’une paire de frangins échappés de LANE et de Daria (Étienne et Camille), d’un Zenzile/Glass (Alex) et d’un Last Time Voodoo (Ben). Étienne, qui manie également la six-cordes, avait en stock quelques morceaux et une vision plutôt précise de l’ensemble : accordage en open de Si pour la lourdeur de la musique et des mélodies empruntées à l’âge d’or des 90’s, tendance post-hardcore/emo, mais sans les mèches. Après un EP en guise de présentation, le quatuor peaufine son premier album entre deux confinements. Un mal pour un bien. « Avec cette année 2020, nous sommes tous devenus des pros du fatalisme ! Mais il faut savoir relativiser. ’’Heart Beat Nation’’ est notre première réalisation, il faut donc du temps pour que les gens découvrent notre musique, le groupe… ce qu’ils vont pouvoir faire tranquillement, confinés chez eux. » C’est tout aussi tranquillement que le quatuor angevin a enregistré son premier album, sans pression et sans véritable date butoir, situation actuelle oblige, ce qui a permis aux protagonistes de prendre un peu de recul après des sessions d’enregistrement faites en total DIY. « Cela faisait quelques mois déjà que nous étions sur ce disque et, assez spontanément, nous avons pensé qu’une nouvelle paire d’oreilles fraîches pour le mix pourrait servir le projet. Nous avons de suite pensé à J. Robbins avec qui nous sommes très amis (Étienne et Camille ont fait appel au savoir-faire du légendaire leader de Jawbox avec Daria, ndlr). Nous nous retrouvons pleinement dans son esthétique sonore, ce qui a grandement facilité les choses. » En attendant une éventuelle reprise des concerts, les quatre compères ont enregistré une poignée de titres en live, dans leur local de répétition, pour les mettre en ligne. Une manière seine de garder la motivation, même si le fatalisme ambiant est toujours présent. « C’est tellement 2020 de ne pas pouvoir prévoir… ».

Zoom matos

  • Fender Stratocaster Blackie (micros Eric Johnson)
  • Dan Armstrong Ampeg Reissue (2000)
  • Epiphone Les Paul
  • Marshall White Plexi et JMP 2203, JCM900
  • Vox AC30
  • Rotosound Fuzz
  • Proco Rat
  • Orion Effekte Elektro Booster
  • Electro-Harmonix Canyon
  • Boss DD-3 et TR-2
  • Dunlop Cry Baby
Cliquez sur l’image pour écouter Do Not Machine

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