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DIRTY RAVEN – Champagne crossing

Formé en 2013 sur les cendres de diverses formations estampillées metal, Dirty Raven livre avec « Rust For Blue » un troisième EP envoûtant à la production irréprochable, habile mélange de stoner et de grunge des années 90.
Propos recueillis par Olivier Ducruix

Rien ne sert de courir, il faut enregistrer à point. Tel pourrait être la devise de Dirty Raven avec la sortie de son troisième EP. « Nous nous sommes toujours donné pour objectif de faire les choses à fond, et nous estimions qu’à notre niveau, un album n’aurait pas été aussi abouti qu’un EP. Et puis, sans le soutien d’un label, que nous n’avons pas pour l’instant, ça n’avait pas vraiment de sens d’après nous. Un EP de 5 titres, enregistré dans de bonnes conditions, est plus efficace au final qu’un album autoproduit réalisé dans l’urgence et avec peu de moyens. » Comme bon nombre de groupes indépendants actuels, le trio est passé par la case du financement participatif pour mener à bien cette importante étape de sa jeune carrière. « Nous avons toujours réussi à autofinancer nos différents projets en y consacrant beaucoup d’énergie et de temps. Mais pour « Rust For Blue », il y avait cette envie de mettre plus de moyens, notamment dans l’enregistrement, le merchandising, pour trouver une agence de presse, faire de nouveaux clips. Aujourd’hui, il est difficile de trouver des partenaires pour financer tout cela et le crowdfunding est une nouvelle manière d’y arriver. C’est aussi un très bon moyen d’être plus proche de ses fans ou de sa communauté. Nous avons pu nous rendre compte que beaucoup de personnes nous suivaient et étaient là pour nous aider. Ils ont pu suivre notre projet au fur et à mesure de son avancement. Nos généreux contributeurs ont été d’une aide précieuse. » Grâce à ces mécènes des temps modernes, le trio a pu bien faire les choses et, entre autres, s’adjoindre les services de Magnus Lindberg pour le mastering, batteur de Cult Of Luna et grand gourou de l’exercice, histoire de « travailler avec un professionnel de la production ». Le résultat, lourd et aérien à la fois, devrait sans nul doute permettre à Dirty Raven de franchir un palier, à commencer par celui des concerts. « Nous aimerions plus nous concentrer sur notre musique. C’est pour cette raison que nous cherchons un tourneur afin de trouver des dates intéressantes en Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, mais aussi des plans dans des festivals. »

Zoom matos

  • Fender Special edition Custom Telecaster FMT HH Crimson Red Transparent
  • Fender Jaguar 1966 (Crafted in Japan)
  • Taylor 110e Natural Satin, Orange TH30 et PPC112
  • Electro-Harmonix Big Muff Pi Russian (1979)
  • Strymon Lex et Zuma
  • TC Electronic Flashback X4
  • Boss CH-1 Super Chorus et BF-2
  • Dunlop JC95 Jerry Cantrell Wah
Cliquez sur l’image pour écouter Dirty Raven

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