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DEATH BY AUDIO – Interview d’Oliver Ackermann, créateur de la marque

Comme souvent chez les fabricants de pédales boutique, Oliver Ackermann assume sa double casquette de musicien bruitiste au sein du groupe new-yorkais A Place To Bury Strangers tout en dirigeant Death By Audio, dont les effets hors du commun sortent toujours des sentiers battus.
Propos recueillis par Flavien Giraud

Oliver, comment vont les affaires ?

Super ! Je ne saurais l’expliquer, mais ça continue d’aller de mieux
en mieux, les gens s’intéressent toujours à nos pédales. Je crois qu’on créée des effets que personne d’autre ne fait, c’est une satisfaction… On continue de s’agrandir, et nous sommes huit aujourd’hui, même si chacun fait plein d’autres choses, joue dans des groupes, avec une grande liberté dans le travail…

Là où nombre de marques boutique débutent en s’inspirant de schémas classiques, DBA est toujours
parti de zéro pour proposer des produits originaux. Qu’est-ce qui va déclencher la naissance d’une nouvelle pédale ?
Parfois c’est en s’intéressant à
de nouvelles technologies, on expérimente. Parfois, c’est à partir d’idées pour le groupe, et aussi par nécessité : on a réalisé nous-mêmes plein de matos pour équiper notre studio d’enregistrement. C’est cool quand tu inventes quelque chose en partant de rien, sans forcément avoir les connaissances requises, et que tu réalises que tu en es capable ! C’est super excitant et tous ces projets se nourrissent les uns les autres et permettent de fabriquer encore d’autres trucs cool !

Quelles pédales ont été les plus excitantes à développer ?

Question difficile ! Il y a eu de bonnes surprises comme avec le Ghost Delay : je ne pensais pas que ce serait aussi cool ! Le circuit est problématique car chacun des Delays ne reçoit pas assez de jus et c’est comme s’ils se battaient entre eux pour avoir du courant et ça sonne super cool ! Je crois qu’une de celles dont je suis le plus fier, c’est l’apocalypse : elle a vraiment un son dingue et est unique, comparé aux autres pédales du marché. J’adore quand ça sonne déstructuré, avec un ampli poussé très fort et les HP à la limite de la rupture… Elle capture un peu cet esprit.

Au-delà des pédales, Death By Audio fut, de 2005 à 2014, un haut lieu de l’underground new-yorkais dans un entrepôt de Williamsburg…
Absolument, il y avait notre studio d’enregistrement et de répétition, des studios artistiques et des studios de répète, un labo photo, une salle de concert incroyable, et on y fabriquait les pédales… C’était vraiment un espace fabuleux. En 2014, une entreprise (Vice Media) s’est immiscée pour racheter tout le bloc, ils avaient beaucoup d’argent, des subventions du gouvernement et de la ville de New York… C’est dommage qu’on ait perdu tout ça, mais c’est bien aussi d’avancer et de passer à autre chose. C’est la vie.

http://www.deathbyaudio.com/

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