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LE BAL DES ENRAGÉS – L’Alhambra – 29/04/2016

Le Bal Des Enragés, c’est avant tout une grande, une très grande famille, où l’on retrouve des membres de divers groupes issus de la scène metal hexagonale : Lofofora, Tagada Jones, Parabellum, avec quelques invités de choix tels que Stéphane Buriez (Loudblast), Vince (Aqme), Poun (Black Bomb A) ou encore VX (Punish Yourself). C’est aussi un spectacle où la pyrotechnie et l’intervention de personnages tantôt burlesques, tantôt bien malsains, ont également une certaine importance dans le déroulé du show. Pour cette seconde soirée à l’Alhambra, le BDE (non, amis étudiants, ce n’est pas ce que vous croyez), avait quelque peu la pression car le concert était capté en vidéo pour une sortie future d’un DVD. Une pression que les intéressés ont, semble-t-il, très vite oublié. Dès les premières notes de If The Kids Are United (Sham 69), la folie gagne toute la salle parisienne pour ne plus la quitter jusqu’à la fin. On aurait pu croire qu’avec autant de participants (plus d’une quinzaine, musiciens et autres intervenants compris), l’organisation laisserait à désirer. Que nenni. La machine est sacrément bien huilée et les enchainements entre les diverses formations qui ne cessent de se mélanger sont assurés sans aucun temps mort. Le public n’a même pas le temps de respirer, voire même d’aller chercher une bière… Durant plus de 2h30, le Bal Des Enragés revisitent les classiques du rock, du punk, du hardcore et même du rap et de la pop. Une sorte de playlist de rêve où Nirvana, Metallica, Rage Against The Machine, Blur, les Ramones, AC/DC côtoient Parabellum, Noir Désir, Trust, Svinkels ou encore Les Garçons Bouchers. C’est la grande fête de la musique, des musiques, mais bien loin des karaokés improvisés que l’on impose aux déambulateurs nocturnes qui s’enflamment pour deux ou trois djembés dans un square le soir du 21 juin. Sans nul doute parce que les musiciens et les chanteurs qui officient dans le BDE ne sont pas des débutants, encore moins des chasseurs de cachets que l’on pourrait retrouver dans les bals du samedi. Non, ces gars-là vivent la musique, s’approprient les morceaux choisis (même si certains restent très fidèles aux originaux) pour les balancer avec une ferveur bourrée de sincérité, parfois même avec une incroyable intensité qui dépasse le cadre strict de la reprise. Difficile de citer tous les morceaux exécutés ce soir, mais on retiendra une version pleine de tension de Tostaky (Noir Désir), une somptueuse et hargneuse reprise de New Noise (Refused) ou encore la puissante interprétation de The Beautiful People (Marilyn Manson). Difficile aussi de ne pas mentionner le vibrant hommage à Schultz, le chanteur de Parabellum, disparu en septembre 2014, avec ce Cayenne repris à l’unisson par toute la troupe et le public. Question hommage, le BDE n’a pas été avare en intégrant dans sa setlist Heroes (David Bowie) et Ace Of Spades (Motörhead). Et si une palme d’or en forme de guitare pouvait être distribuée à l’un des protagonistes, elle serait remportée haut la main par Daniel, le gratteux de Lofofora, qui en a scotché plus d’un lors du medley AC/DC (Let There Be Rock/TNT/Whole Lotta Rosie). Une sacrée soirée, assurément, placée sous le signe de la sueur, des décibels, des sourires et de la générosité. Même si une session de rattrapage sera toujours possible avec la sortie de l’album « TriptyK » (un digipack collector avec 3 plateaux à compléter petit à petit), ne ratez pas le Bal Des Enragés si d’aventure il passe près de chez vous. Ce genre de moment est bien trop rare de nos jours pour s’en priver… Chapeau bas, messieurs.
Olivier Ducruix – Photo : © Olivier Ducruix

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